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 Nos belles traditions

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Naima
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MessageSujet: Nos belles traditions   Lun 3 Déc - 6:48

Ayant été confronté moi-même à la question ‘que vais-je emporter avec moi ‘à l’occasion de certaines cérémonies et visites de proches, je poste ci—dessous cet article sur le pain de sucre (kaleb soukar, El kaleb n’soukkar) qui est l souvent a réponse à la précédente question, notamment en milieu rural.

C’est en tout cas une tradition.
Quant à savoir s’elle est belle ou non, je ne porte pas de jugement !

Le pain de sucre

Le pain de sucre est un produit de consommation courante, adopté depuis fort longtemps, et tout à fait intégré dans les us et coutumes des Marocains. Actuellement, il est encore et surtout consommé dans le Maroc profond, dans les campagnes. C’est le présent traditionnel qu’on offre à l’occasion des différentes cérémonies familiales comme les mariages, le retour du pèlerinage ou les baptêmes.

Commercialisé avec un poids standard de deux kilos, le pain de sucre est emballé dans un papier bleu spécifique. Sa forme conique est elle-même suffisamment originale pour que le «kaleb soukar» soit reconnaissable de loin et à première vue. Une forme qui n’a presque pas changé depuis plus de 60 ans.

Mais il faut savoir que le pain de sucre est un produit beaucoup plus vieux que cela ! En fait, sa découverte remonte à l’an 500 av. J-C en Inde. C’est le procédé technique de sa fabrication qui a déterminé la forme conique. En effet, il fallait le mouler dans un cône de manière à ce qu’il cristallise et abandonne son sirop, par effet d’entonnoir. Ce sucre dit de «première coulée» était alors un sucre de première qualité, un produit de luxe.

C’est suite à l’introduction, par les Anglais, du thé dans le paysage marocain que la consommation du pain de sucre a véritablement explosé. Elle atteint aujourd’hui 400 000 tonnes par an, soit 38 % de la consommation totale.

Avec 85,5 % des ménages déclarant consommer du pain de sucre, et une croissance de sa consommation qui augmente de 1,5 à 2% par an, ce produit a encore de beaux jours devant lui.

La production nécessite une main-d’œuvre nombreuse
Le pain de sucre, au Maroc, n’est en fait entré dans l’ère industrielle qu’en 1929 avec la création de Cosuma (Compagnie sucrière Saint-Louis de Marseille). La capacité de production était alors de 100 tonnes par jour. Dans une première phase, le processus de fabrication se limitait alors au raffinage de sucre brut importé. Cela dure jusqu’en 1963, date à laquelle commence la production à partir de la betterave. En 1967, changement stratégique dans l’actionnariat de Cosuma : l’Etat prend une participation de 50% dans le capital de l’entreprise qui devient alors la Cosumar. Dans la stratégie d’industrialisation initiée par l’Etat, la filière sucrière est une priorité. Le sucre étant l’une des bases de la nourriture marocaine, toute une série d’unités seront implantées dans le pays : Suta, Sunat, Sucrafor, Surac et Sunabel.

La production augmentera régulièrement pour atteindre 1 300 tonnes par jour actuellement. Le développement de la culture de la canne avait contribué, dès le début des années soixante-dix, à cette évolution. Entre-temps, l’Ona avait pris le contrôle de la Cosumar avant d’absorber les autres sucreries à la faveur de la dernière privatisation. De manière générale, un programme de modernisation et d’intégration de l’ensemble de l’outil de production est mis en œuvre pour améliorer la qualité et réaliser des gains de productivité.

C’est ainsi que 800 MDH ont été injectés dans les unités de production. Ce travail a été couronné, entre autres, par l’obtention de la certification Iso 9001 2000. Mais ce vent de modernisation n’a pas encore totalement influé sur le mode de fabrication du pain de sucre. Un peu plus de 75 ans après le début de sa fabrication au Maroc, le processus technique est encore tributaire d’une main-d’œuvre nombreuse, utilisée en particulier pour le démoulage et l’emballage. Malgré tout, le pain de sucre poursuit son petit bonhomme de chemin.

Un produit qui se vend tout seul
Sa force, il la tient surtout de sa facilité de conservation, c’est-à-dire de sa forte résistance aux agressions du temps, contrairement aux autres formes (granulé, petits morceaux et lingots). Autre atout tout aussi important, on peut le transporter sur de très longues distances sans risque de détérioration. D’où son succès dans les régions isolées et difficilement accessibles (zones désertiques ou semi désertiques), les régions à faible pouvoir d’achat, notamment les campagnes, là où le souci d’économie détermine les actes d’achat.

Petit détail intéressant à relever : on ne verra jamais le pain de sucre sur le petit écran, comme bien d’autres produits, ou sur des affiches. Le fabricant n’en a pas besoin car c’est un produit qui se vend tout seul, auprès d’une cible bien précise. D’ailleurs, d’après une étude effectuée par la Cosumar, la marque «Ennemer» (Le tigre) affiche un taux de notoriété de 94 % chez les consommateurs. La raison en est que le produit est resté inchangé aussi bien en ce qui concerne sa taille, son poids que la couleur bleue de son emballage papier. Il est vrai que des retouches ont été faites, mais très légères. En outre, le produit n’est plus conditionné, comme il l’a été au départ, dans des sacs de jute, mais dans du carton, plus commode et moins lourd, en quantités plus petites.

En revanche, aussi étrange que cela puisse paraître, la commercialisation se fait toujours selon une méthode datant de la période des pénuries. La démarche consiste à appointer des distributeurs, très souvent des grossistes en sucre et thé, choisis selon leur rayonnement commercial, leur surface financière et leur capacité d’écoulement. Il revient à ces derniers d’approvisionner les épiciers et autres petits détaillants. Ainsi, tout le pays est quadrillé depuis la grande ville jusqu’aux villages les plus reculés.

Un schéma resté inchangé depuis plusieurs décennies, un peu à l’image du produit lui-même qui refuse de céder aux sirènes de la modernité.

Noredine Elabbassi
Source: La Vie Eco

Posté par Si Moh
Source:http://naima-imzilnes-dades.easyfreeforum.com/


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MessageSujet: Re: Nos belles traditions   Lun 3 Déc - 6:55

Histoire du Sucre



Une origine lointaine



Dans le monde




Le sucre a été d'abord découvert dans la canne à sucre qui poussait à l'état naturel dans les îles du Pacifique Sud, il y a près de 4 000 ans.

L'Inde a été le premier pays à extraire le jus naturel de la canne à sucre pour en faire le premier sucre brut que l'on appelait "gur" (librement traduit par "goût sucré" vers l'an 500 avant Jésus-Christ.

Depuis l'Inde, le savoir faire pour l'extraction du sucre s'est propagée vers l'ouest, jusqu'au Moyen-Orient, puis en Europe lors des croisades.

Pendant des siècles, le sucre constituait une "épice", très prisée et coûteuse, utilisée uniquement par la noblesse et les rois.

Christophe Colomb emporta la canne à sucre pour la planter dans les Antilles, donnant ainsi le coup d'envoi à la production de sucre dans le Nouveau Monde.

Vers le milieu du XVIII siècle, un scientifique allemand trouva un substitut à la canne à sucre : la betterave à sucre. Depuis, la betterave à sucre est devenue la source première de sucre en Europe et pour certains pays de l'Afrique du Nord, notamment le Maroc.




Au Maroc




Quand a-t-on commencé à produire du sucre au Maroc ?

Au Maroc, le pain de sucre fit son apparition au 12 ème siècle. Il était fabriqué à partir de la canne à sucre cultivée dans les régions de Souss et de Chichaoua.

La betterave, en tant que substitut de la canne, ne sera connue que vers le milieu du 18 ème siècle, grâce à un scientifique allemand. Depuis la betterave est devenue la source première de sucre en Europe et dans certains pays d'Afrique du Nord, notamment le Maroc et l'Egypte.



La production moderne du sucre raffiné à partir du sucre brut importé remonte à 1929 avec la construction de la raffinerie COSUMA par la firme française Saint Louis. La production du sucre à partir de la betterave a commencé dès 1963 et celle de la canne à sucre à partir de 1972.


Source : http://www.cosumar-ona.com/


Betterave à sucre


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MessageSujet: Re: Nos belles traditions   Lun 3 Déc - 7:23

Tout savoir sur le processus de production

Comment le sucre est-il produit?


Le processus de production consiste en une séparation du sucre naturel présent dans la tige de la canne à sucre ou dans la racine de la betterave, du reste de la plante.
Pour la canne à sucre, le processus comprend les étapes suivantes : 1. Moudre la canne pour en extraire le jus ; 2. Faire bouillir le jus jusqu'à ce qu'il épaississe en sirop et se cristallise ; 3. Passer les cristaux dans une centrifugeuse pour produire le sucre brut ; 4. Envoyer le sucre brut dans une raffinerie où il est dissous, purifié et filtré pour en enlever les derniers résidus de la plante, de même que sa couleur, avant d'être cristallisé, séché et emballé.

Le processus utilisé pour la betterave à sucre s'effectue généralement de façon continue et comprend rarement l'étape de production du sucre brut : les betteraves à sucre sont lavées, tranchées et trempées dans l'eau chaude pour en extraire le jus qui contient le sucre. Le jus est ensuite purifié, filtré, concentré et séché en une série d'étapes semblables à celles utilisées pour la canne à sucre.

Y a-t-il une différence entre les sucres produits à partir de la canne à sucre ou issus de la betterave à sucre?

Il n'existe aucune différence entre les sucres provenant de ces deux origines. Dans les deux cas, le sucre est produit naturellement comme il l'est également dans toute plante verte qui produit du sucre. Le même type de sucre, le saccharose, se trouve dans tous les fruits et légumes.

Le sucre est-il blanchi à l'aide d'agents de blanchiment?

Aucun agent de blanchiment n'est utilisé tout au long du processus de raffinage. Les cristaux du saccharose à l'état pur sont naturellement blancs.

Qu'advient-il des restes du processus de production du sucre?

Nombre de substances restent après le processus de production du sucre et sont recyclées :

Les restes de la canne à sucre, la bagasse, sont utilisés comme combustibles dans les chaudières

L'eau récupérée du processus de raffinage de la canne à sucre et de la betterave à sucre contient toujours du sucre, ce qui conduit à l'acheminer à nouveau dans le système, à l'aide de pompes, pour la réutiliser.

Les mélasses qu'utilisent les distilleries, boulangeries, entre prises pharmaceutiques et autres, sont recyclées plusieurs fois à partir du processus de raffinage de la canne à sucre et de la betterave à sucre, pour en tirer le maximum de sucre.

Source: http://www.cosumar-ona.com/
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