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 Le social au Maroc vu par la Banque Mondiale

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Naima
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MessageSujet: Le social au Maroc vu par la Banque Mondiale   Mer 2 Jan - 9:52

Les pauvres s’en sortent mieux dans les communautés urbaines
Le manque de filets sociaux formels peut être catastrophique pour les ménages


Après le rapport publié récemment par le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) sur le développement humain dans le monde plaçant le Royaume au bas du classement, soit 126ème, voilà un autre rapport rendu publique il y a quelques jours par la Banque Mondiale, mais cette fois-ci peu pessimiste, fait le point sur les facteurs pouvant aider les ménages pauvres à améliorer leur situation financière. L’intitulé de ce rapport est : « Se soustraire à la pauvreté au Maroc ».

Il en ressort que les ménages pauvres s’en sortent mieux dans des communautés urbaines plus larges et/ou prospères. « Les communautés plus larges et urbaines offrent plus d’opportunités et de services. La capacité des ménages à diversifier les sources des revenus dépend en grande partie de l’éventail des opportunités économiques de leur communauté, et ceci semble lié à la taille des communautés ainsi qu’à une infrastructure et des services relativement meilleurs », relève-t-on de l’étude dont son objectif est de comprendre quelle est la combinaison de facteurs individuels, familiaux, communautaires et nationaux qui aiderait la population à se soustraire d’une situation de pauvreté et à ne plus y retomber.

Cette étude fait ressortir aussi que la diversification économique est essentielle à la mobilité, compte tenu de la volatilité et des moyens d’existence fondamentaux tels que l’agriculture et l’absence de filets sociaux formels. « Les opportunités pour combiner un emploi saisonnier ou salarié avec d’autres sources de revenus sont corrélées à une plus grande mobilité, tandis que la dépendance aux revenus agricoles est corrélée avec une faible mobilité ».

Une autre conclusion soulevée est que la migration étrangère et intérieure demeure essentielle pour la mobilité des ménages et le bien-être de la communauté. « Les communautés prospères ont investi dans la migration à l’étranger et bénéficié en retour d’une demande accrue pour des biens et services de la part des ménages enrichis par les envois de fonds ».

L’étude fait le point aussi sur le facteur financement. L’on souligne que l’accès au capital, par le biais des banques, des associations de micro- crédit, ou de l’héritage contribue au bien-être et à la mobilité des ménages. « L’accès au crédit a permis aux familles d’investir dans des activités productives, ou d’acquérir des avoirs tels que des maisons tout autant pour la sécurité psychologique qu’économique ».

Par ailleurs, la corruption et le clientélisme affectent le secteur public et le secteur social et représentent la face obscure du capital social. Pour la Banque Mondiale, ces deux fléaux sont des facteurs inhérents de discrimination vis-à-vis des ménages les plus marginalisés—ce qui limite encore davantage leurs chances de s’améliorer et de se soustraire à la pauvreté.

Une autre conclusion de l’étude est que l’infrastructure et les services sociaux sont importants pour le bien-être des ménages et des communautés. « L’expansion des réseaux d’eau potable et de l’électricité aux communautés pauvres a nettement amélioré la perception du bien-être ».

L’étude conclut également que l’éducation est centrale pour trouver un bon emploi, démarrer une entreprise à succès, et atteindre l’autonomie personnelle. « L’éducation est toujours considérée comme une étape essentielle de mobilité ascendante, même si les parents sont d’avis que la qualité de l’enseignement et la motivation des enseignants a précipitamment baissé ». Une autre conclusion, importante, soulevée est que les femmes peuvent jouer un rôle économique important dans leur ménage. Elles peuvent avoir un impact décisif sur le patrimoine familial. « Les ménages ne sont pas des unités économiques homogènes. Leurs richesses varient selon que les membres féminins du ménage jouent un rôle économique indépendant », souligne-t-on.

Sans filets sociaux formels, rares sont les ménages qui sont immunisés contre le risque de mobilité descendante, conclut la Banque Mondiale. « Le manque de filets sociaux formels, sous forme d’assurance et d’assistance sociales et de soins de santé abordables, peut être catastrophique pour les ménages. Ils n’ont aucun recours en cas de maladie ou de chômage ».

Enfin, autre conclusion, la pauvreté implique de multiples formes d’exclusion – des services, des réseaux sociaux, et du pouvoir, et le bien-être ne dépend pas seulement du revenu mais du sentiment d’inclusion et de dignité.

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