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 Fin des négociations du 4e round

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MessageSujet: Fin des négociations du 4e round   Mer 19 Mar - 5:56

Le processus de Manhasset menacé par les manœuvres dilatoires algéro-polisariennes

Le Maroc souligne sa détermination à œuvrer pour parvenir à la solution politique au Sahara
Les discussions inscrites dans le cadre du 4e round de Manhasset pour une solution politique au Sahara se sont achevées hier mardi.


Sans grande surprise, elles ont mis en exergue, d'un côté, la sincérité, la bonne foi, la disponibilité du Maroc à respecter les recommandations du Conseil de sécurité et, de l'autre, la mauvaise foi, la volonté d'obstruction et d'entrave, les manœuvres dilatoires du polisario et de l'Algérie, résolus à ramener le dossier en arrière.

Entre dimanche 16 mars au soir et mardi 18 en fin de journée, qu'a-t-il pu se passer entre les délégations du Maroc, du polisario, d'Algérie et de Mauritanie réunies en conclave à Manhasset avec Peter van Walsum, représentant du secrétaire général de l'ONU au Sahara ? La question ne taraude pas seulement les esprits de tous ceux qui, ici présents à New York ou ailleurs à travers le monde, ne manquent pas de s'interroger sur la teneur des échanges entre les protagonistes et sur les résultats qui pourraient en être issus! La question a valeur de test, car à voir l'opacité organisée, tenace et inviolable, autour de ce quatrième round, elle continue d'être constamment posée avec une obsession que tout justifie.

Le quatrième round, comme quelques mauvais esprits n'en ont pas cessé d'entonner et d'agiter l'antienne, serait-il le dernier d'une série, disons d'une première série ? Mauvais augures ? Prophètes de mauvais aloi ou encore propagandistes avérés à la mauvaise foi plus que vérifiée ? Ils sont dans le sillage du Président Bouteflika qui, chantage ou calcul, a proféré la menace il y a quelques semaines et que les négociateurs du polisario, de M'Hamed Khadad à Mohamed Ould Salek et Mahfoud Ali Beiba, ont repris à leur compte.

Or, réunis dans un cadre isolé, à l'abri des indiscrétions sous l'auspice d'un Peter van Walsum déterminé à aboutir à un accord, représentants du Maroc, du polisario, d'Algérie et de Mauritanie ne devaient en principe quitter mardi la résidence de Greentree qu'après s'être mis d'accord sur une position autorisant un minimum d'optimisme sur la suite à donner au processus de négociations. Jusqu'à mardi en fin de journée, cependant, rien ne filtrait encore de ce laborieux bras de fer, de cet échange manifestement difficile de quarante-huit heures, ponctué, semble-t-il, de rares pauses.

La conférence de presse organisée par la délégation marocaine mardi soir dans la résidence de l'ambassadeur, représentant du Maroc aux Nations unies, devait apporter, on le souhaitait vivement, l'éclairage nécessaire sur ce quatrième round. Celui-ci marque à l'évidence un tournant, une étape dans le renforcement –disons-le cabrement- des positions de chacun des protagonistes. Il aura démontré de nouveau la mauvaise foi du polisario et d'une Algérie qui n'a jamais aussi bien érigé le cynisme et l'ambiguïté.

La mauvaise foi du «polisario»
La matinée du lundi 17 mars a été marquée par l'allocution introductive de Peter van Walsum, l'intervention du Maroc et celle du polisario. On croit savoir qu'aussitôt le débat s'est vite engagé, avec cette constante que les représentants du polisario, M'Hamed Khadad et ses compagnons, n'avaient d'autre objectif que de le figer, de le subvertir, alors que le Maroc s'efforçait d'avancer dans le sens d'une démarche constructive, méthodique et conséquente.

Dans son intervention, Chakib Benmoussa a affirmé que “le Maroc participe à ce 4e round des négociations, partageant en cela la ferme volonté de la communauté internationale de veiller à ce que ce nouveau round marque le point de départ pour des négociations réelles et substantielles”. Il ne pouvait si bien confirmer que, en somme, les trois précédents rounds n'avaient pas atteint, loin s'en faut, leur objectif. Et pour cause! Non seulement il met le doigt sur une plaie qui est celle de l'obstruction du processus par l'Algérie et le polisario, mais il n'hésite pas à en désigner le responsable: “ Nous sommes, dit-il, désolés de constater que l'une des parties persiste obstinément à entraver le processus onusien visant la recherche d'une solution politique”. Il s'agit naturellement, on l'aura compris, de l'Algérie pour ne pas la nommer qui est au conflit du Sahara ce que le tisonnier, le souffleur est au brasier.

Et d'ajouter encore “que le chemin vers cette solution demeure d'autant plus ardu que les autres parties
(polisario et Algérie) ne souhaitent pas le succès de ces négociations, poussant en revanche à plus de radicalisme dans le vain espoir d'enterrer l'initiative marocaine (d'autonomie) et de faire perdurer la situation actuelle”. Aussi péremptoire, ne sacrifiant à aucune équivoque, le constat est sans appel. Qu'il ait été annoncé, alors même que les discussions venaient de commencer, n'est pas un hasard.

Le Maroc aura ainsi prévenu, attiré l'attention des responsables de l'ONU sur une dérive du processus de règlement d'autant plus flagrante que ses adversaires ont décidé de parler de tout et de rien, sauf du projet d'autonomie qui, en principe, constitue tout l'objet même de ce cycle des négociations appelé “rounds de Manhasset” ! Or, le Maroc également ne se laisse pas pour autant prendre au jeu et au piège d'une rupture unilatérale et de l'obstruction systématique. Il proclame sa résolution à toujours s'inscrire dans la ligne de conduite qu'il s'est tracée, consistant à mettre en oeuvre son projet d'autonomie, à œuvrer dans le sens des recommandations du Conseil de sécurité, à aller constamment de l'avant pour parvenir à une solution politique mutuellement acceptable et démocratique. En le répétant, en le soulignant à chaque fois, en proclamant son irréductible volonté à s'y tenir, il ne sacrifie à aucune rhétorique. D'où cette proclamation sans la moindre tergiversation de Chakib Benmoussa, lundi, devant le représentant des Nations unies qui a dû en prendre note et selon laquelle “le Maroc est plus que déterminé à œuvrer et à négocier pour parvenir à ladite solution politique mutuellement acceptable”.

Le projet d'autonomie, seule solution
Pourtant, il est obligé de constater que la mauvaise foi de ses protagonistes est toujours de mise. A telle enseigne que la question se pose de savoir pourquoi, finalement, le polisario et l'Algérie participent ou croient participer à ces rounds de négociations sans jamais y croire? Quelques semaines avant cette rencontre de 48 heures, quelques jours avant, la veille même, les dirigeants du polisario, à quelque niveau que ce soit, se sont répandus en déclarations fulminantes où se croisent la menace, le chantage et la mauvaise foi caractérisée.

On pouvait d'ores et déjà avoir l'avant-goût de ce que serait leur position lors des négociations et préjuger plus ou moins de ce qui serait dans la foulée leur comportement obstructionniste. Ni le ton ni la manière et encore moins l'argumentaire ne sont nouveaux pour nous, trop habitués que nous sommes à leur langue de bois répétitive. Ce qui est inédit en revanche, c'est le contexte politique régional marqué par une série d'événements et de situations surgis entre-temps.

De la lettre que le Président Bouteflika a adressée à Mohamed Abdelaziz “al-Marrakachi” où il annonce que “les négociations de mars doivent déboucher sur un accord ou être les dernières”, aux menaces de reprendre des armes contre le Maroc proférées par le polisario, aux propos endurcis d'un M'Hamed Khadad qui, sans ambages, dit espérer qu'au 4e round “ce sera le lieu et le moment pour que les Nations unies concluent qu'il est impossible de continuer sur cette voie”. Le même négociateur n'a pas hésité à annoncer que “le Maroc fait perdre à la communauté internationale du temps et des moyens et qu'il est temps de faire imposer le point de vue de la communauté internationale, c'est-à-dire la tenue d'un référendum d'autodétermination pour le peuple du Sahara occidental dans les meilleurs délais”, “seule solution, selon lui, à même de garantir la paix et la stabilité dans la région”.

Nous sommes en face d'une position inédite, à tout le moins aussi machiavélique et ouvertement annoncée. D'une part, le polisario n'a jamais caché son hostilité au règlement de paix initié par les Nations unies et il le proclame tout de go aujourd'hui en suggérant d'y mettre fin. D'autre part, non content de programmer et de proclamer l'échec du processus de règlement, il s'emploie avec la mauvaise foi des grands jours à en imputer la responsabilité au Maroc et à faire de ce dernier le bouc émissaire. Cependant, les propos des dirigeants du Polisario, qu'on se le dise bien, sont la copie conforme des déclarations du Président Bouteflika. Il n'est guère difficile d'imaginer à travers cet enchevêtrement de proclamations le fil conducteur algérien, le vrai fil noir qui inspire toute une stratégie de destruction méthodique.

Maintenant, à bien regarder, à bien peser le paragraphe implicite du propos du négociateur du polisario qui dit que “le référendum d'autodétermination pour le peuple du Sahara occidental est la seule solution à même de garantir la paix et la stabilité dans la région”, l'on comprend que lorsqu'il annonce que “c'est la seule solution”, il exclut d'office, rejette de toutes ses forces tout autre solution et donc s'oppose comme prévu au projet d'autonomie qui est à l'autodétermination, faut-il le répéter, ce que la liberté est à la démocratie, un pan constitutif.

On a vu se dessiner ainsi une nette opposition au plan d'autonomie marocain dès l'ouverture des discussions, traduisant ainsi une prise de position arrêtée avant même que la délégation du polisario n'arrive à New York, faite d'hostilité affichée et marquée du sceau de la manoeuvre. Mahfoud Ali Beiba, négociateur en chef, lâchera enfin le morceau sur un ton qui confine à l'arrogance: “Comme l'ont fait tous les plans de paix précédents, dit-il, endossés par le Conseil de sécurité de l'ONU, le Front polisario considère que la tenue du référendum d'autodétermination est possible et qu'il doit inclure au moins deux options, dont celle de l'indépendance”.
Là n'est pas l'inédit. En fait, la divine surprise, il la déclinera aussitôt après en affirmant que la délégation du Front polisario “est fermement convaincue que le processus de référendum peut et doit être réactivé, suivant les directions et les phases clairement détaillées dans le Plan de règlement (de l'ONU de 1990), des Accords de Houston (1997) et du Plan Baker" (2003)”. Voici donc affichée à la face même du représentant des Nations unies une des diaboliques manoeuvres pour saper le processus de Manhasset et revenir à la case de départ, à ces nombreuses tentatives de règlement qu'aussi bien les Nations unies que la communauté mondiale avaient fermement et vigoureusement récusées et rejetées et qu'elles considèrent depuis longtemps comme révolues.

Ce retour aux prétendus Accords de Houston, à ce Plan Baker, tous mis dans la trappe de l'histoire, est proprement révoltant et incommodant. C'est peu dire que les Nations unies, MM. Ban Ki-moon et Walsum en tête, devraient s'en inquiéter gravement, car il y va de leur engagement et de leur crédibilité. Sauf miracle de dernière heure, les négociations préliminaires de Manhasset sont déviées de leur sens pour ne pas dire sapées par le polisario et l'Algérie, venus à coup sûr à New York avec le seul objectif d'y mettre fin, de diluer le dialogue dans un fatras de contradictions et, en définitive, d'essayer désespérément de renverser le cours des choses. Ils portent ainsi la lourde responsabilité du blocage des négociations devant les Nations unies qui ne devraient ainsi, pour leur part, accepter ce tour de passe-passe inacceptable et mettre un terme à la surenchère et aux menaces injustifiées.


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