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 Agadir : la semaine Imazighen

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tamzilte
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MessageSujet: Agadir : la semaine Imazighen   Mer 26 Mar - 6:24



Le signe et le symbole dans l'art amazigh



Jeune peintre et professeur d’art plastique, Rachid Fassih s’est imposé sur la scène artistique régionale et nationale en s’inventant un univers artistique propre, dont l’itinéraire est ici retracé…

Ses toiles tentent d’exprimer en formes et en couleurs l’insaisissable irruption d’une sensation ou d’une pensée fugitive. Et c’est dans ces formes, ces courbes et ces tracés que ce jeune créateur trouve bien- être et quiétude.

Cette démarche à la fois spontanée et concertée lui a permis de faire un va-et-vient constant entre son métier d’enseignant en art plastique et sa vocation personnelle de peintre, l’expérience de l’un servant à nourrir les intuitions de l’autre.

En 1997, confronté au vide qui caractérisait le contexte artistique régional, il joint ses propres efforts à ceux d’autres artistes du Sous Massa Draâ pour donner naissance à une association vouée au développement des arts plastiques. Le jumelage entre la ville d’Agadir et certaines villes d’Europe dans le cadre d’un échange culturel et artistique, permet ainsi de développer un échange fructueux ; il constitue également une source d’expériences à laquelle Fassih a bien l’intention de continuer à se livrer.

Ses oeuvres transmettent un message de sensibilisation à la richesse de la culture amazighe, qu’elles exaltent et à la préservation desquelles elles invitent. En même temps, ne se contentant jamais de reproduire les signes d’une tradition immuable, voire figée, il laisse libre cours à son propre imaginaire, combinant ainsi les ressources du patrimoine séculaire et les impulsions de sa créativité personnelle.

Raffinement et singularité sont les termes clés susceptibles de définir son art hors des sentiers et des formes archi-battus.


du mardi 25 mars au samedi 5 avril
Institut Français
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tamzilte
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MessageSujet: Re: Agadir : la semaine Imazighen   Mer 26 Mar - 6:27

Regards sur le patrimoine oral aujourd'hui au Maroc : Mémoire, réalité, transmission.



Avec Chadia Derkaoui et Hanan Bennoudi
L’atelier conte amazighe, en collaboration avec l’Institut français d’Agadir et l’école des hautes études en sciences sociales, organise cette année ses premières rencontres autour des arts de la parole qui seront une occasion de redécouverte et de cristallisation de la richesse du patrimoine oral. Il est utile, surtout dans le contexte actuel de la revalorisation institutionnelle de la langue et de la culture amazighes, de s’interroger sur les possibilités et les stratégies de préservation des cultures de cette langue dont la transmission est de plus en plus fragilisée étant donnée sa déritualisation.

9h00
Regards sur le patrimoine oral, aujourd’hui, au Maroc : mémoire, réalité, transmission.
L’objectif de cette rencontre est de réunir des chercheurs nationaux et internationaux s’intéressant à la question du patrimoine oral et aux stratégies de sa préservation, aux moyens de sa continuité, de sa persévérance, en méditant et en réfléchissant aux formes que peut prendre son renouveau dans les lieux modernes de communication et des passages culturels qui lui permettront de retrouver, au delà des fossilisations traditionnelles, sa dynamique, sa propre inventivité, ses recréations.

15h00
Culture et revendication de soi : le rôle des médiateurs.
Il s’agit d’une réflexion sur le rôle et les conditions spécifiques dans lesquels des écrivains, des poètes, des chercheurs, aussi bien en Algérie qu’au Maroc, deviennent des médiateurs culturels. Formés dans la langue dominante, ils n’ont pas cessé pour autant d’être porteurs d’une culture spécifique, la leur.

Aussi ont-ils tenté de résoudre la question de l’aliénation culturelle en établissant des passerelles. Le passage par la culture érudite et reconnue devant servir de transfert à la culture dominée, orale et non reconnue.
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tamzilte
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MessageSujet: Re: Agadir : la semaine Imazighen   Mer 26 Mar - 6:29

Fragments en amazigh, en darija et en français



texte et mise en scène, Zohra Makach avec Saïd Baba-Abou, Kamal Benadi, Hafida Ben
M’bark, Meryem Fakir, Malika Maama

Fragments offrent une soirée constituée de courtes scènes qui dépeignent avec humour quelques moments charnières de la relation amoureuse. Les différentes histoires se font écho, se répondent, se croisent.

Racontent-ils la même histoire ? Tous parlent de leurs échecs, à défaut d’avoir su parler d’amour. Gêne, trouble, difficulté à parler, les personnages se font et se défont par les mots.

Et voici que nous prêtons oreille à des mots, à une polyphonie, à des situations que nous veillons bien à faire semblant d’ignorer, au jour le jour.

Dans Fragments, Il n’y a pas de message, juste une suite de séquences destinées à provoquer surprise, rire et émotion.

Titulaire d’un Doctorat en Etudes Théâtrales, Arts du spectacle (Sorbonne nouvelle-Paris III), traductrice de plusieurs dramaturges contemporains en arabe dialectal, Zohra Makach enseigne le théâtre à la Faculté des Lettres et des Sciences humaines d’Agadir. Elle est l’auteur de plusieurs articles consacrés à l’écriture dramatique contemporaine.


mardi 25 mars à 20h30
Institut Français


Création réalisée, dans le cadre du cycle Au Sud de la création et en partenariat avec l’atelier de théâtre Trait d’union de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines
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MessageSujet: Re: Agadir : la semaine Imazighen   Mer 26 Mar - 6:31

propos du patrimoine culturel berbère du Maroc avec Abdellah Bounfour

Une civilisation est simultanément une production matérielle et symbolique ou immatérielle. Cette production et sa transmission passent nécessairement par le langage. Ce dernier a deux versants au moins : le vocal et le graphique qui sont les moyens de communication dans des régimes de dominance ou orale ou scripturaire.

La culture berbère est réputée, du moins c’est ce que l’on lit à son propos, orale. Or, l’oralité, qui fut marginale dans la définition des identités culturelles, a acquis un autre statut plus ‘noble’, du moins au plan universitaire et académique ; ce statut est problématique dans le champ social et l’usage qui en est fait.


Cette conférence a trois objectifs :
- Définir le concept d’oralité à partir de l’exemple berbère du Maroc ;
- Montrer le processus qui a permis à l’oralité berbère de contribuer à la définition de l’identité culturelle, voire de l’identité profonde du Maroc ;
- Cerner les usages socio-culturels qui sont faits de cette oralité aujourd’hui.

Originaire des Igliwwa/Igliwa, tribu du Haut-Atlas de Marrakech, Abdellah Bounfour est Maître de conférences à l’Université de Marne-La-Vallée.


Ses principales publications sont :
Introduction à la littérature berbère : 1. La poésie, (à paraître) Peeters, Louvain/Paris, 1998. Langues et littératures berbères. Chroniques des études XIII (1994-1995), l’Harmattan/Inalco (Centre de Recherche Berbère), Paris, 1996. Langue et littérature berbères. Chronique des études XII(1992-1993), (en collaboration avec S.Chaker), Inalco/Centre de Recherche Berbère, Paris, 1994.

Poésie populaire berbère. Textes recueillis par A. Roux, transcrits, traduits et annotés par A. Bounfour, Editions du CNRS,
Aix-Paris, 1990.


Mercredi 26 mars à 18h00
Institut Français


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MessageSujet: Re: Agadir : la semaine Imazighen   Mer 26 Mar - 7:16

Contes de la ruse et autres vertus par Hamadi

Des histoires où les moutons vivent au fond des mers, où les ogresses sont aveugles, où les aiguilles et les couteaux dansent et où les enfants sont mangés à la sauce piquante…

Découvrir la vie, faire des expériences et apprendre comment ruser avec l’ennemi, voilà à quoi nous invitent ces récits drôles et terribles.

Pour pouvoir vivre dans une terre dure et résister aux conditions de vie pénibles qu’elle leur offre, les Hommes Libres (ou Berbères) ont développé nombre d’histoires de sages, de fous et d’idiots magnifiques. Au travers de ces récits, ils ont élevé la ruse au rang d’arme du plus faible confronté aux puissants qui usent et abusent de leur pouvoir.

Un spectacle aux histoires cruelles et terribles mais drôles qui renversent les hiérarchies, sèment le doute dans les croyances immuables et se moquent de nos travers.

Baigné dans la tradition orale dès l’enfance et familiarisé avec une manière de dire et de faire, Hamadi, auteur-interprète et conteur acteur puise ses histoires dans la tradition populaire. Auteur de ses textes portés à la scène, Hamadi trace depuis de nombreuses années, un projet singulier de comédien seul en scène.

Depuis, une vingtaine d’ouvrages, 5 CD de chants et de contes, une quinzaine de spectacles (jeune et tout public) et de nombreuses conférences et rencontres, lui ont permis de faire connaître la richesse de cette tradition orale berbère.

“Une exploration de la parole dans tous ses possibles, inclassable et troublante.” Le Soir, Bruxelles.


Mercredi 26 mars à 19h30
INSTITUT FRANÇAIS


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MessageSujet: Re: Agadir : la semaine Imazighen   Mer 26 Mar - 7:17

SPECTACLE – CONTE par Mohamed Bariz



IMohamed Bariz, maître du conte populaire a, dans son accoutrement magistral, ce don singulier de puiser dans son répertoire ce qui convient à son auditoire.

Ses contes sont souvent tissés autour de deux personnages antinomiques ; ils peuvent être humains, animaux, minéraux, végétaux et de tous milieux : rois, paysans, commerçants, enfants ou adultes, femmes ou hommes. Les personnages peuvent aussi être surnaturels : monstre et génie, ou allégoriques : l’Amour, la Bonté, la Mort.

Mohamed Bariz accroche son public par sa façon de conter, il a l’art de tisser, à partir d’une situation de départ aussi banale, son récit principal. Son conte est un long voyage, magique, où il décrit les lieux, les personnages, leurs caractères.

Le conte est plus particulièrement le miroir de la société, il souligne les mentalités, révèle les croyances et valorise certaines conduites.

C’est une véritable leçon d’éducation morale.

« Je dois beaucoup à Beni Mellal où j’ai fait mes débuts de conteur, je devais avoir 10 ans environ… jen’ai pas choisi le conte, c’est lui qui m’a choisi. … » Mohamed Bariz


Mercredi 26 mars à 19h30
Institut Français


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MessageSujet: Re: Agadir : la semaine Imazighen   Mer 26 Mar - 7:19

Signature bande dessinée en amazighe, bande dessinée dédiée à El Hadj Belaïd



Textes et dessins de Larbi Babahadi

El Hadj Bélaïd fut un Fkih, un poète, un musicien et un fin lettré ; il était « Bab nou marg », le maître de la poésie.

L’amarg chez les imazighns est à la fois nostalgie, chant d’amour, mal d’amour, mais aussi le plein de joie et mélancolie.

El Hadj Belaïd est né à la fin du XIX˚ siècle et il s’est éteint en 1946. Très jeune, il avait perdu ses parents, et avait grandi dans la gêne et la pauvreté. Il fut berger, acrobate avec les Ouleds Sidi Ahmed Ou Moussa, apprenti tailleur et fkih.

Autodidacte, il s’est passionné pour la poésie, la musique et les voyages à travers le monde.

Il a enregistré son premier album à Paris en 1932, et a terminé sa vie glorifié par les humbles et par les puissants de son époque (le Maréchal Lyautey, Mohamed V, Mohamed Adbelwahab…….)

La poésie d’El Hadj Belaïd reste très actuelle et s’adapte à tous les rythmes, du reggae à la salsa en passant par les fusions musicales très en vogue de nos jours.

C’est la première B.D réalisée et éditée en français et en tifinagh, où la vie exceptionnelle d’un homme exceptionnel, se mêle à sa poésie illustrée avec talent.

Une B.D qui, dés sa parution, excite beaucoup de curiosité et d’intérêt de la part d’un public fort diversifié.

Babahadi Larbi, docteur es-lettres françaises, ex professeur du supérieur et dessinateur, présente « babnou marg » en Bande dessinée.


Jeudi 27 mars à 20h00
Institut Français
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MessageSujet: Re: Agadir : la semaine Imazighen   Mer 26 Mar - 7:20

Hommage aux Immortels Lhadj Belaïd – Anchad Boudraâ – Tagouramt



« Les rways (rays, au singulier : “chef ”, “maître”) sont des ensembles de musiciens qui se produisent chez les Chleuhs auprès desquels ils ont acquis ces dernières décennies une immense popularité.

Le poète-chanteur (rays) s’accompagne à la vièle monocorde, rribab, au timbre “aigre-doux” si particulier rappelant celui d’une flûte, auquel on ajoute le “grésillement de sable dû aux cordes de timbre et aux rangées de perles en verroterie qui agrémentent la table d’harmonie”. Il est accompagné par plusieurs joueurs de luth à trois ou quatre cordes (lotâr ou lginbri) et d’un joueur de cloche naqus auxquels s’ajoutent parfois des joueurs de tambours sur cadre allun et de nuiqsat. Les nuiqsat sont des petites cymbalettes en cuivre fixées que les musiciens font s’entrechoquer tout en dansant…

Certaines raysat se sont mises à leur compte, et ont gagné une grande popularité, en interprétant en solo des compositions créées parfois par leurs homologues masculins.

La poésie des rways, composée à partir de distiques, utilise des images du monde agricole, de la chasse, de la nature et les thèmes de l’amour déçu, de la religion ainsi que des commentaires sociaux. Les airs, inspirés des territoires d’origines des rways mais aussi de la musique militaire européenne ou de la musique arabo-andalouse, se développent avec de nombreux sauts de quartes et de quintes en couvrant jusqu’à une octave et demie.

La construction des phrases mélodiques (dont chacune correspond à un vers) est généralement formée de deux ou quatre fragments mélodiques parallèles.» Extraits du livre de M. Rovsing Olsen, Chants et danses de l’Atlas, éd. Cité de la musique/ Actes sud, 1997.

Durant cette soirée, un hommage sera particulièrement rendu aux chanteurs célèbres disparus

- Lahoussine Amentag chante Lhadj Belaïd
- Larbi Imghrane chante Anchad
- Lahcen Idhammou chante Boudraâ
- Rkya Demssiriya chante Fatima Tagouramt


jeudi 27 mars à 20h30
Institut Français


Source: emarrakech.info
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MessageSujet: Re: Agadir : la semaine Imazighen   Aujourd'hui à 17:48

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