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 Culture Orale

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Naima
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MessageSujet: Culture Orale   Sam 1 Déc - 7:27

Place Jamaa el fna (Marrakech)
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Naima
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MessageSujet: Re: Culture Orale   Jeu 3 Jan - 8:18

il faut réfléchir que, si on veut préserver ce phénomène unique qu’est Jemaâ El Fna, qui a survécu, comme on le sait, au moins quatre cent ans comme lieu de rencontre, d’expression publique, de divertissement et même de guérison, toute intervention doit être délicate. Parce qu’il faut aussi respecter son espace de liberté. Ça veut dire, liberté de parole et d’action. Il faut laisser faire également d’autres aspects des fois indésirables, la xénophobie, la sensualité ou une agressivité à fleur de peau. La place est la manifestation libre du peuple. Si on veut alors que Jemaâ El Fna continue à être ce qu’elle, on n’a pas le droit de décider ce qui est convenable comme activité sur son espace ouvert.

Mais, comment ne pas se poser donc la question : Est-ce qu’on peut vraiment sauver Jemaâ El Fna d’une modernisation incontrôlée dévastatrice partout dans le monde sans respecter aucune culture ni tradition? Ou bien nous faisons partie d’un petit groupe de nostalgiques, des Quichottes qui rêvent d’un monde intact? Quoi qu’il en soit, comment transmettre à la jeunesse de Marrakech et aux autorités la valeur énorme que représente un tel endroit où les gens, depuis des siècles, se rencontrent encore pour y entendre de la musique ou des conteurs qui gardent vivante une culture orale ancestrale?

C’est grâce à ce grand spectacle que se superposent au moins deux places dans le même endroit: celle-ci apparente, à laquelle a accès le touriste, avec les charmeurs de serpents, les musiciens, les commerçants et les voyantes, et celle du conteur qui parle seulement en arabe dialectal et dont son public est uniquement marocain ou arabe. Pour le visiteur occidental, le masrah halqa continue à être un mode inaccessible, impénétrable. Ça veut dire que, d’un côté, le cœur de Jemaâ El Fna est encore intact malgré l’invasion touristique qui transforme petit à petit la médina. Si on laisse donc mourir le phénomène oral, on nous laissera une espèce de foire, appropriée pour le voyageur et dont même le jus d’orange sera, d’ici à peu, chimique. Voir ce qui y se passe, par exemple, chez la musique gnawa: une lamentable simulation de quelques secondes pour arnaquer le touriste.

La survivance des conteurs à Jemaâ El Fna garde une certaine relation avec le taux d’analphabètes dans le pays. C’est vrai qu’on peut voir des étudiants qui y assistent, mais on a souvent l’impression que la plupart du public est tout à fait illettré. La pauvreté, pourquoi pas, pourrait être une autre raison de cette survivance, surtout chez les jeunes gens. A vrai dire, si ces derniers avaient de l’argent, ne s’en iraient-t-ils pas à la disco le samedi soir au lieu d’assister aux conteurs à Jemaâ El Fna? Pourtant, il faut reconnaître que, malgré l’attrait de la télévision et le cinéma, l’oralité est encore, à Marrakech, un élément de distraction populaire. Un miracle de nos jours. Mais un miracle qui pourrait bientôt disparaître.

L’Association “Jemaâ El Fna” propose donc, afin de conserver vivant ce phénomène de l’oralité, d’aider financièrement les conteurs. Est-ce qu’on va perdre ainsi la spontanéité? Peut-être. Mais le monde a changé et il faut s’y adapter. Et c’est fort évident que, en agissant ainsi, on va encourager les jeunes gens amateurs de halqa à devenir des apprentis-conteurs.


Jesus Greus
Ecrivain espagnol résidant à Marrakech


Source : Casafree.com
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MessageSujet: Re: Culture Orale   Sam 3 Mai - 4:52

Les tableaux Ahwach réaniment les valeurs poétiques du sud

Les habitants de Ouarzazate se régalent depuis plusieurs années par les superbes tableaux artistiques que trace la danse d’Ahwach.

Parmi les aspects de la culture orale qui ont pu résister durant des années à Ouarzazate, on cite la danse d’Ahwach.

Durant de longues nuits à travers des années, la population de Ouarzazate se régalait par de superbes tableaux artistiques tracés par des hommes habillés en blanc au tour desquels des femmes, vêtues de tissus locaux multicolores «tatterfine», dansaient en rond imitant ainsi le mouvement planétaire où les planètes tournent autour du soleil ! Il est à rappeler que cette ancienne forme d’expression et de communication était et reste un support historique¸ comme c’est le cas dans le haut Atlas et l’Anti-Atlas où les gens parlent tachlhit. Elle était dans le temps et restera toujours une forme de culture populaire, une voix de créativité collective mais aussi individuelle. Si la génération d’aujourd’hui et les touristes ne peuvent voir dans l’Ahwach qu’un nom qui désigne une musique à trois composantes: le rythme, le mouvement, la voix (parole), s’il ne reste, aujourd’hui, dans cet art que son aspect Artistique, il était dans le temps, l’un des vecteurs de valeurs locales et un moyen de communication par excellence. Il remplissait plusieurs fonctions en l’occurrence, la fonction Artistique, sociale et politique. Cependant, la fonction touristique n’est apparue que vers la fin des années soixante, comme nous l’a affirmé Ahmed Choukri, chercheur et docteur à l’université Marc Bloch à Strasbourg en France. Il est clair que, cet aspect de la culture locale nous est parvenu grâce à l’oralité. On retire et on retient à la fois une impression de diversité et de dynamisme. Si d’un côté, certaines formes de cette culture populaire orale semblent être en perte de vitesse, il apparaît que pour d’autres formes les moyens modernes de diffusion ont prêté un concours inespéré autant qu’inattendu ayant servi à revaloriser, à augmenter son rayonnement et à remodeler les formes poétiques et artistiques qui s’essoufflaient. Cet héritage, qui datait des années voir des siècles, se trouve aujourd’hui menacé, mais jusqu’à présent il semble se maintenir contre vents et marées grâce à quelques initiatives prises par des chercheurs de la région qui se sont acharnés depuis le début des années 80, avec fierté à préserver un acquis culturel d’une grande richesse.


Par : L’Houssaine Oulbaz

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MessageSujet: Re: Culture Orale   Aujourd'hui à 14:13

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