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 Il y a neuf ans disparaissait S.M. Hassan II

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MessageSujet: Il y a neuf ans disparaissait S.M. Hassan II   Mer 16 Avr - 4:50

Il y a neuf ans disparaissait S.M. Hassan II
Un leader mondial et un démocrate éclairé


Grande émotion et immense tristesse au Maroc et à travers les capitales du monde entier




Le Maroc commémore ce mercredi 9 Rabii II 1429, dans la piété et le recueillement, le neuvième anniversaire de la disparition de feu S.M. Hassan II le vendredi 23 juillet 1999.

Ce jour là, il y a neuf ans, les peuples du monde étaient plongés dans une consternation totale. Et les obsèques du Souverain défunt avaient pris une dimension internationale exceptionnelle, illustrée par la présence de très nombreux chefs d'Etat et de gouvernement, mêlés au peuple marocain, engloutis quasiment dans une marée humaine qui a accompagné jusqu'à sa dernière demeure un grand Roi, un leader et un chef d'Etat hors du commun. Son auguste fils, Sa Majesté le Roi Mohammed VI - alors Prince Héritier -, accompagné de son frère S.A.R. le Prince Moulay Rachid, avait lui-même porté sur ses épaules le cercueil au Mausolée Mohammed V, renforçant la conviction et surtout l'image d'une cohésion nationale et d'une continuité sans faille. Le Maroc perdait, certes, un père qui a voué sa vie à la construction institutionnelle et au parachèvement de notre intégrité territoriale. Mais son destin et son avenir étaient aussitôt repris en mains par l'illustre fils, S.M. Mohammed VI, qui en était l'inséparable compagnon, le témoin privilégié et associé à tous les combats, des heurs et malheurs qui ont traversé jusque-là l'histoire du Maroc.

La disparition de feu S.M. Hassan II avait suscité une grande émotion et une immense tristesse au Maroc et à travers les capitales du monde entier. Ses funérailles avaient eu une dimension internationale et enregistré la présence de plusieurs chefs d'Etat, d'anciens chefs d'Etat, de souverains et de chefs de gouvernement, venus alors rendre hommage à un Roi exceptionnel, bâtisseur du Maroc nouveau, visionnaire et homme de paix.

Renouveau démocratique
D'un bout à l'autre de la planète, les peuples nourrissaient à son égard un véritable sentiment d'admiration, parce qu'il incarnait le renouveau démocratique du Maroc. Feu S.M. Hassan II avait entrepris d'importantes réformes politiques et institutionnelles et mis en place le système de monarchie constitutionnelle dont la singularité constitue le trait dominant du Maroc moderne. Dans le sillage de son illustre père, feu S.M. Mohammed V, considéré comme le Libérateur de la nation, il avait dès les premières années de son règne engagé le pays sur la voie du multipartisme et du libéralisme économique.

Un choix d'autant plus audacieux que l'époque - nous étions alors dans les années soixante - semblait dominée par le vent du parti unique et du socialisme rampant. En Afrique, dans le monde arabe et en Asie, la démocratie, à de rares et remarquables exceptions qui confirmaient la règle, était souvent synonyme de révolution socialiste et autoritaire. Cependant, grâce notamment à la perspicacité de feu S.M. Hassan II, le Maroc aura réussi non seulement à faire l'économie de désordres et de soubresauts d'instabilité et de violences, mais à faire prévaloir son propre modèle, celui de la démocratie marocaine avec l'émergence d'un Parlement élu.

S.M. Hassan II avait fait le choix précoce du système qui, aujourd'hui, s'impose à tous les peuples : la démocratie libérale. Il reste aussi qu'il n'avait jamais été tenté de s'enferrer dans une conception étroite du libéralisme démocratique, puisque son règne s'est caractérisé également par une politique sociale dont le Maroc peut à juste titre s'enorgueillir et à laquelle S.M. le Roi Mohammed VI donnera au demeurant sa véritable dimension.
Raymond Barre, ancien Premier ministre français, disait que "Le Roi Hassan II incarne à la fois le respect de la tradition et l'ouverture à la modernité. Il conduit le Maroc avec sagesse sur les voies qui sont celles de l'avenir. Il incarne dans le monde arabe la loyauté et le courage".

Instigateur d'une politique de développement adossée sur des institutions solides et modernes, il avait lancé la construction de barrages pour offrir au secteur de l'agriculture sa véritable veine jugulaire. L'analyse, opérée à un moment où les autres ne rêvaient que de l'industrie lourde, en avait surpris plus d'un ; mais à terme, elle s'est révélée d'une justesse et d'une lucidité à nulle autre pareille.
Non seulement le Maroc a assuré, comme le voulait feu S.M. Hassan II, son autosuffisance en matière de produits agricoles, mais il a réussi le tour de force de devenir un pays exportateur.

Cet aspect n'est qu'un volet de la vision qu'il avait de l'essor du Maroc. Il révèle aussi la parfaite cohérence entre des choix qui eussent paru audacieux mais qui, in fine, sont porteurs de transformations radicales et s'inscrivent dans la politique d'émancipation qu'il mettait en œuvre, touche après touche, mais en profondeur. Transformant le visage du pays, instaurant un régime et une culture de démocratie, S.M. Hassan II a réussi le tournant irréversible d'associer toutes les composantes démocratiques nationales au processus de renforcement de la cohésion nationale. L'arrivée de la gauche au pouvoir en 1997 illustre le succès d'une politique fédérative et met en exergue aussi le poids personnel du Souverain. C'est si évident que le président Chirac n'a pas hésité à lui rendre un éclatant hommage en ces termes : "Qu'il s'agisse des institutions, de l'économie, des droits de l'Homme, de l'éducation, de l'environnement, Sa Majesté le Roi Hassan II n'a cessé de promouvoir des réformes qui vont dans le sens du progrès et de l'adaptation du Maroc aux nouvelles réalités du monde", a-t-il souligné.

Ce témoignage à lui seul a valeur de symbole, parce qu'il provient d'un chef d'Etat, Jacques Chirac en l'occurrence, qui cultivait des liens de grande amitié avec le Souverain, au point que lors de la célébration de la Fête nationale française du 14 juillet 1999, il avait tenu à le placer à ses côtés à la tribune officielle et invité aussi des anciens combattants marocains au traditionnel défilé français des Champs Elysées.

Longue bataille de la libération
Œuvrant sans cesse pour la réunification du Royaume et la consolidation de ses institutions, nationales et régionales, il avait engagé aussi la longue bataille de la libération de nos provinces du Sud, spoliées par le colonialisme. Il a organisé en novembre la Marche Verte et présidé au retour à la mère patrie de Sakiat al-Hamra, Oued Eddahab jusque-là sous administration espagnole.

Le Souverain défunt avait aussi une dimension internationale, dont le moins que l'on puisse souligner, c'est qu'elle fut grande et admirée. Il inspirait un sentiment d'attachement certain, et son charisme n'avait d'égal que son courage et sa vertu d'homme de dialogue. Il était sur tous les fronts significatifs de la planète, prodiguant conseils et soutien. Soucieux dès le départ de sauvegarder et de défendre l'indépendance du Maroc, il avait lancé, notamment lors de la conférence des Non-Alignés de Belgrade en 1961, la fameuse doctrine du "neutralisme positif" du Royaume, qui sera en vérité la devise emblématique inscrite à jamais sur le fronton de notre diplomatie. S'il avait pris soin de l'annoncer du haut du Sommet de Belgrade, c'est pour mieux interpeller les deux puissances rivales de l'époque, les Etats-Unis d'Amérique et l'Union soviétique à ne jamais rompre le fil du dialogue et les pays du Tiers-monde à préserver leur liberté de mouvement.

Sauvegarde de l'indépendance
Engagé sur les dossiers de la paix dans le monde comme jamais aucun autre n'avait pu le faire, il avait soutenu les mouvements de libération en Afrique, le Congo à refaire son unité, le Zaïre à mettre les séparatistes hors la loi, comme aussi les nationalistes algériens à réaliser leur libération. En 1974, S.M. Hassan II avait présidé à Rabat le Sommet arabe qui reconnut, pour la première dans son histoire, l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) comme unique représentant du peuple palestinien et Yasser Arafat, avec lequel il avait des liens fraternels, comme son guide.

Toutefois, au-delà des démarches officielles, feu S.M. Hassan II avait à cœur de parvenir à mettre en œuvre une action susceptible de réconcilier Palestiniens et Israéliens, considérés comme les fils d'Abraham.
A la présidence du Comité Al-Qods pour la libération de la ville sainte, du Comité arabe également, il n'avait cessé de déployer ses efforts au niveau des instances internationales et des pays pour plaider la cause de la Palestine et du peuple palestinien. Il recevait aussi des émissaires israéliens, comme Nahum Goldman, Moshé Dayan et Shimon Perès, auxquels il exposait le même argument selon lequel la clé du problème avec les Arabes passait par la création et la reconnaissance de l'Etat palestinien reconnu dans des frontières sûres et durables.
Le 17 février 1989, il avait convié à Marrakech les quatre chefs d'Etat d'Algérie, de Tunisie, de Libye et de Mauritanie pour parapher le document officiel de création de l'Union du Maghreb Arabe (UMA).

Ce fut un grand moment de retrouvailles maghrébines qui le combla de joie. En son for intérieur, il estimait sans doute avoir franchi là un pas décisif dans la décrispation des esprits pour former un ensemble régional homogène, capable de jouer le rôle de contrepoids face à l'Europe, aux Etats-Unis, voire au Japon et à la Chine. Et par-là même sans doute, de venir à bout de ce problème lancinant qui s'appelle le Sahara ! Visionnaire, exceptionnel et grand bâtisseur, Sa Majesté le Roi Hassan II le fut à bien des égards.

Arraché à son pays et à son peuple, il comprenait profondément celui-ci et avait donné à ses enfants l'éducation nécessaire pour préserver l'enracinement dans le peuple et dans la culture ancestrale. Son auguste successeur, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, nourri d'un aussi glorieux héritage, continue sur la même voie, assumant la lourde mission de moderniser le Maroc et de l'ancrer dans son siècle. On laissera la parole à un grand dirigeant international, socialiste de surcroît, Mario Soares, pour témoigner sur le grand destin et la grande œuvre que furent les siens : "Sa Majesté le Roi Hassan II est un leader d'un grand prestige, qui a su faire du Maroc un pays moderne et démocratique… Sa Majesté le Roi Hassan II est un homme d'une grande culture et d'une grande connaissance des problèmes internationaux".


Noble estampille d'un guide
Le règne de feu S.M.


Hassan II est celui de la consolidation des institutions démocratiques, de l'édification de l'Etat de droit et d'une action, menée à l'échelle internationale, pour renforcer l'image de marque du Maroc. De 1961 à 1999, ce sont quatre décennies de combat pour opérer une série de mutations, jeter les ponts de la démocratisation, réaliser aussi des percées diplomatiques. Au plan arabe particulièrement, le pari n'était pas seulement audacieux mais relevait d'une gigantesque entreprise tout en intelligence et en discernement que le Souverain défunt a su patiemment conduire.

Les nombreux Sommets arabes, convoqués sous sa présidence, ceux de la Conférence islamique portaient incontestablement la marque du Maroc et la noble estampille d'un guide qui, par sa vision et sa prémonition, saisissait les problématiques avec une rare perspicacité et une foi à toute épreuve.


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