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 Maroc et recherches scientifiques

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MessageSujet: Maroc et recherches scientifiques   Jeu 6 Déc - 7:16

La recherche scientifique reste très timide au Maroc
« La recherche scientifique au Maroc reste timide à cause du budget qui lui est alloué et qui ne représente que 0,6% du PIB alors que dans d’autres pays le taux avoisine 1%. », a affirmé le Pr. Farid Hakkou, secrétaire général du Comité d’Ethiques pour la Recherche Biomédicale de Casablanca, lors d’un point de presse organisé, lundi 3 décembre, dans la capitale économique.

Il s’agissait pour le Comité d’Ethiques pour la Recherche Biomédicale de la Faculté de Médecine de Casablanca, de jeter la lumière sur la recherche scientifique au Maroc, les obstacles qui entravent son développement et les questions éthiques qui s’y attachent.

Pour le Pr. Hakkou, « la part du Maroc de la recherche scientifique est négligeable. Premièrement parce que les laboratoires internationaux préfèrent venir dans des pays où il y a des lois bien définies en matière de recherche scientifique et deuxièmement parce que nous n’avons pas les mêmes potentialités que les autres pays développés… »

En effet, l’un des handicapes majeurs de la recherche scientifique au Maroc est l’absence d’un comité d’éthique national dont la mission principale est d’élaborer, après réflexion et débat multidisciplinaire et pluraliste, des avis sur les questions qui lui ont été soumises. Ces avis peuvent constituer pour les pouvoirs publics une référence pour formuler des recommandations ou des lois qui servent comme cadre, base ou outils de travail pour les comités d’éthiques locaux.

Ainsi, pour que les recherches au Maroc puissent bénéficier d’un financement international, bien qu’il soit que de 5%, il faut d’abord passer par des comités d’éthiques national et international et puis par le ministère de la Santé.

En absence de ce comité d’éthique national, les chercheurs marocains se sont réunis dans des comités d’éthiques locaux à Casablanca, Rabat et récemment à Fès.

Leur mission consiste à donner un avis éthique sur les projets d’expérimentation ou de recherche, à titre consultatif, s’assurer de la qualité scientifique des projets de recherche et de l’assurance des patients, entre autres.

Reste à signaler que les projets de recherche scientifique au Maroc se centrent majoritairement sur les domaines de l’infectiologie, l’endocrinologie (diabète) et la cancérologie ; bénéficiant essentiellement du financement de l’Etat et de quelques laboratoires privés.

Houria Ben Moussa

Source: http://www.menara.ma/
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Naima
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Date d'inscription : 14/11/2007

MessageSujet: Une première au Maroc : une nouvelle technique de congélatio   Ven 28 Déc - 5:31

Du nouveau dans la fécondation in vitro avec les Dr Sefrioui et Louanjili

Une première au Maroc : une nouvelle technique de congélation des embryons appelée vitrification a été expérimentée avec succès. Ils sont maintenant trois centres à utiliser cette technique, qualifiée de « simple, reproductive et peu couteuse » et donnant lieu à une amélioration des résultats en termes de Fécondation In Vitro.



Les Dr. Omar Sefrioui, gynécologue obstétricien, et le Dr Noureddine Louanjili, biologiste, nous ont fourni quelques explications à ce sujet.

- Dans quel cas un recours à la fécondation in vitro est-il nécessaire?
- Dr. Sefrioui : Quand les traitements classiques ne donnent pas de résultats. Dans la prise en charge de la stérilité, il y a des étapes à franchir. La première consiste à l’identification du problème, qui nous permet de savoir si le cas est évolutif ou irréversible. Dans certains cas on a recours à la fécondation in vitro : sperme très défaillant, et dans ce cas on est obligé de court-circuiter la fécondation naturelle, trompes bouchées ou ovaires vieillissant, c'est-à-dire lorsqu’il s’agit d’un vieillissement précoce chez la femme qui a atteint 37 ou 38 ans. Dans ce cas, il faut qu’on agisse vite parce qu’on n’a pas le temps pour lui faire subir les différents types de traitements pendant que les années passent.

- Quelles sont les techniques utilisées dans ce genre d’opérations ?
- Dr. Sefrioui: il y a la fécondation in vitro classique. Elle est destinée aux jeunes couples, ceux qui ont un sperme normal et une récolte ovarienne normale, c’est-à-dire, qu’ils produisent 6 à 7 ovules normaux. On les met dans un système de fécondation classique. Et il y a aussi ce qu’on appelle l’ICSI (injection intra cytoplasmique des spermatozoïdes) chez les femmes qui n’ont pas assez d’ovules. Mais si la femme n’a pas beaucoup d’ovules et qu’on n’arrive à avoir que 3 à 4 ovules, on a peur que ça ne féconde pas, et donc dans ce cas, il vaut mieux allez d’emblée en ICSI, et ainsi on est sûr d’avoir des embryons.

- Où en est le Maroc par rapport aux autres pays ? - Dr. Sefrioui: très honnêtement, nous sommes tout le temps présents dans les congrès internationaux pour présenter nos travaux. Aujourd’hui le Maroc peut être fier d’avoir des résultats très au point par rapport à l’Europe et aux centres européens de référence. Je pense que nous offrons un taux de grossesse presque similaire, au alentour de 25 à 30% ce qui n’est pas du tout négligeable.

- Récemment une nouvelle technique de congélation des embryons appelée vitrification a été expérimentée avec succès au Maroc, que pouvez-vous nous dire sur cette nouvelle technique ?
- Dr. Sefrioui: cette technique est une amélioration des techniques classiques de congélation qui donnaient -à l’échelon mondial- très peu de résultats pour des moyens très lourds. Maintenant cette nouvelle technique est simple, peu couteuse et reproductible, c’est-à-dire que tous les centres peuvent avec une petite formation faire une vitrification. Elle a offert à tout les centres qui l’on fait un excellent taux de grossesse qui peut aller jusqu’à 20% supplémentaire parce que avec une seule tentation, la femme a des embryons de plus. Avec cette technique, on offre à la femme sur les 20 % ou 30% déjà existant, 15 ou 20% supplémentaire qui n’est pas négligeable dans un pays où le coup reste lourd par rapport au niveau de vie des marocains et surtout dans l’absence de la prise en charge.

- Quel apport peut avoir la vitrification sur le traitement des stérilités?- Dr. Louanjli : la vitrification est une nouvelle technique de congélation des embryons qui permet de donner des chances supplémentaire aux traitements actuels et donc pour les gents qui n’ont pas de moyens de bénéficier de nouvelles chances aux moindres coûts. C’est une technique simple, reproductible, très peu couteuse, qui ne nécessite pas de matériels performants et peut être généralisable à tous les centre de FIV et donc elle permet d’avoir un taux de grossesse additionnel relativement important par rapport à la technique de congélation classique. C’est une technique vraiment révolutionnaire et d’ailleurs de plus en plus de pays s’y mettent. Maintenant, on compte trois centres au Maroc qui utilisent cette technique dans les villes de Casablanca, Rabat et Marrakech.

- La femme doit-elle être assistée durant la période de l’intervention ?
- Dr. Louanjli : non ce n’est pas nécessaire. La femme est préparée pendant une quinzaine de jours pour avoir des embryons et après l’opération elle vit une grossesse normale avec un contrôle régulier.
________________________________________

Etat des lieux de la stérilité au Maroc :

La stérilité s’érige comme un réel problème de santé publique. Environ 15 à 17% des couples souffrent d’infertilité au Maroc, en absence de taux officiels.

Le mariage de plus en plus tardif, la pollution, les Maladies sexuellement Transmissibles, les croyances liées à la pilule comme moyen de maîtrise de fertilité sont, entre autre, les causes majeures de l’infertilité au Maroc.

Le traitement de la stérilité s’est nettement amélioré et dans 70 à 80% des cas, le médecin arrive à identifier le problème. Les traitements sont parfois simples et conduisent à une grossesse dans 1/3 des cas. Seules 20 % des cas arrivent au stade de la FIV.

Cependant, les traitements ne sont pas prise en charge par les services de mutuelle et de CNSS ce qui les rendent assez couteux par rapport au niveau de vie des couples marocains.

Houria Ben Moussa
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