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 Femmes en technologie

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Naima
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MessageSujet: Femmes en technologie   Mar 6 Mai - 7:24

La Souris et la femme


Malika Fassi : Le 8 mars est là, il fait directement penser à l'émancipation de la femme. Alors que le combat pour cette émancipation ne date pas d'hier. Depuis plusieurs années, les femmes se battent bec et ongles pour avoir leurs droits. Ce mouvement se multiplie depuis la fin de la période coloniale.

C'est ainsi qu'en 1958 le statut général de la fonction publique marocain reconnaît l'accès de Tous les Citoyens aux fonctions et emplois publics. Cependant, il faut signaler la participation de la femme marocaine à la signature du manifeste de l'indépendance par MALIKA FASSI

Hélas ! Les droits ne sont point présentés sur un plateau d'argent ; plus la femme s'implique dans la lutte pour son émancipation, plus elle sent le devoir de réaliser de meilleures conditions pour les générations futures. Je rebondis sur un sujet dans lequel la femme est en marge et qui est sa participation faible dans le domaine de l'informatique et dans les Techniques d'Information et de Communication (TIC), pourtant, l'informatique n'a jamais cessé d'offrir à l'être humain ses services généreux dans tous les secteurs de la vie courante.

Cette science est perçue comme moyen de distraction, si l'on voit la diversité des jeux sur le web et par-dessus le marché faut noter rien qu'en jouant, on enrichit ses idées et son savoir-faire. Se familiariser avec l'outil informatique en naviguant dans ce monde virtuel et captivant est catégoriquement bénéfique pour oublier son stress. Aussi, grâce à l'informatique on peut échanger une masse importante d'informations en un laps de temps de la part des quatre coins du monde tout en restant chez soi et à n'importe quelle heure.

Et ce qui est original, dans l'informatique c'est sa capacité de communiquer -via un ordinateur- avec l'être humain selon la guise de ce dernier sans qu'il soit surpris par des émotions imprévisibles; l'ordinateur est toujours à l'écoute de son utilisateur et utilisatrice, il (elle) peut le faire taire quand cela lui plait et lui reparler quand il le voudra sans avoir de reproches. On est libre de la manière de discuter avec cet interlocuteur, de là vient l'explication du terme anglais cyber CAFE : cyber : vaste espace, CAFE : Communication Access For Everybody).

Hélas ! Avec toute cette large gamme de services, l'accès de la femme à l'informatique demeure restreint. Pour une démonstration, il suffit de franchir le seuil d'un cyber CAFE ou d'une salle de jeux pour remarquer que le nombre des filles est inférieur à celui des garçons. Des raisons les plus touchantes et qui empêchent la femme de s'intégrer dans ce domaine, on cite :

– l'éducation et la formation : certaines familles donnent plus d'importance à l'enseignement et l'apprentissage des garçons que ceux des filles. Elles font égalité entre le futur professionnel le plus favorable et le statut familial de leurs fils mais tracent un bonheur lié à la situation d'une bonne épouse, pour leurs filles et se contentent à ce qu'elles trouvent de bons maris,

– ensuite vient le déséquilibre du genre dans la répartition des professions des TIC selon différentes contraintes comme :
• Les conditions de travail : les horaires des métiers des TIC sont surchargés, voire illimités. Un professionnel en TIC pourra passer de longues heures devant l'ordinateur sans s'apercevoir du temps écoulé , pourtant et compte tenu des charges ménagères habituelles de la femme, cette dernière reste toujours dépendante de ses fonctions familiales –qu'elle fait passer en premier lieu-. Or, un patron ne souhaite pas qu'un projet soit abandonné ou laissé en attente pendant un congé de grossesse ou de maternité.

• Une autre cause qui éloigne la femme de ce domaine c'est l'évolution saisonnière et la diversification des produits informatiques et qui demandent à chaque apparition des renouvellements de connaissances et des recherches en continue. En cet état, la femme se trouve alors à réaliser une balance entre la gestion de son travail au foyer et sa carrière professionnelle ; épreuve non jamais réussie ! La femme finit par abandonner une de ces deux fonctions.

• En corollaire à ce-ci, les femmes sont minoritaires dans ce secteur, le lien ordinateur- être vivant prend un caractère typiquement masculin , des chercheurs spécialisés dans la conception de l'image Homme-machine ont démontré le potentiel verbal de la femme dans sa manipulation d'interfaces basées sur les menus , les applications questions réponses .

Tandis que les hommes sont mêlés dans la création de suites d'instructions à exécuter à savoir la programmation et l'algorithmique.

De toute évidence, ces causes sont conséquences de l'éducation que reçoit la fille ou le garçon au sein de sa famille. D'ailleurs, et dés son jeune âge on initie la fille à apprendre les tâches ménagères et tout ce qui se rapporte à sa fonction future d'épouse et de mère de famille tout en laissant le champ libre aux jeux avec télécommandes au garçon et parfois on interdit à la fille de jouer avec sous prétexte qu'elle va perdre de sa finesse de féminité.

Et cela crée en la fille une peur de manipuler les nouveaux moyens de technologies comme le récepteur de la parabole et ses accessoires, l'ordinateur mais pas ceux de l'électroménager qui s'utilisent dans la cuisine !!!

Et si l'on voit de l'historique de l'évolution de cette science, on sera surprise (surpris) que la première programmeuse est une femme, Augusta Adelaïde (Ada) Lovelace, auteur du premier algorithme de la suite de Bernoulli. Et à son honneur, l'armée américaine baptisa un langage de programmation au nom de Lady Ada ; on notera aussi qu'en 1944, une ingénieure de l'équipe du premier ordinateur numérique, Grace Hopper, a fait entrer l'informatique dans plusieurs secteurs autres que le scientifique. Et dés lors, les langages de programmation sont traduits en anglais.

L'informatique s'est justifiée donc non consacrée juste aux mathématiciennes (ciens) de formation et en 1952, Grace a donné le jour au premier compilateur.

En 2006, ce sujet a eu de l'importance du Gartner, une firme américaine de consulting et de recherche dans le domaine de la technologie, et a démontré qu'en Europe, à peine 6% des services informatiques des entreprises sont dirigés par des femmes, contre 20% en Amérique du Nord (Etude CIO, Gartner 2006). La même étude prévoit qu'en 2012, 40% des femmes travaillant dans le secteur des technologies de l'information seront désertées du terrain et des carrières informatiques comme chefs de projets, consultantes,….

D'ici là, est ce que les études et les chercheurs (ses) du genre pourront anéantir cette prévision d'obstacle de « plafond de verre » qui stoppe les carrières et les potentialités féminines ?

Une première démarche c'est qu'il faut procéder à une sensibilisation du grand public à la culture informatique en la faisant entrer dans les programmes scolaires, en créant des centres scientifiques pour révéler la vraie image d'un informaticien. Cependant et dans le langage informatique, un informaticien est désigné par « hacker » ou « bricoleur passionné », qui a et du respect souvent grâce à ses compétences et de la méfiance à cause de sa capacité de violer la sécurité informatique. Alors, la femme a du mal à se faire coller un descriptif qui ne lui correspond pas.

Des statistiques ont montré que les femmes informaticiennes abordent ce domaine en phase avec les exigences du monde professionnel : salaire motivant, d'autres le classent dans un cadre de modernité : faire ses commissions dans un hypermarché qui se présente chez soi, d'autres le préfèrent pour ne pas se sentir dépassées de leur progéniture.

L'informatique ouvre donc ses portes devant tous et toutes, sans contrainte ni du sexe ni des degrés d'interprétations scientifiques ou mathématiques et avec l'espoir qu'un jour on voit plus de féminin dans le secteur informatique et qu'on donne encore plus de félicitations et plus d'applaudissements à la femme !


Malika Fassi

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MessageSujet: Re: Femmes en technologie   Lun 10 Nov - 4:03

Women in Technology


Profiter pleinement de ses connaissances
Une journée de formation a été organisée sur les techniques du réseautage


Former les femmes aux technologies de l'information et de la communication mais aussi et surtout les aider à se constituer en réseau professionnel : c'est le principal objectif de l'équipe de Femmes en Technologie-Maroc, un programme de coopération internationale initié par l'Initiative de Partenariat au Moyen-Orient (MEPI) du département d'Etat des Etats-Unis et administré par l'Institut International pour l'Education (IIE) en partenariat avec Microsoft.

Il s'agit d'un projet ambitieux qui vise à renforcer les capacités des femmes en TIC et développement professionnel. La promotion de l'activité de Networking est l'une des composantes centrales du programme. Elle sera développée en parallèle avec le déroulement des formations offertes par le programme et ce à travers l'organisation de manifestations dans plusieurs villes du Royaume.

«Le réseautage ou le Networking est le processus de mise en relation, principalement via Internet, de plusieurs personnes qui ont en commun, des objectifs et/ou des intérêts professionnels, ou tout simplement une volonté commune de progresser, de se développer et donner», explique Widad EL Hanafi, directrice du Programme WIT (Women in Technology) au Maroc. Et d'ajouter : «un réseau professionnel permet d'établir des relations, de s'inscrire et de travailler au sein d'un groupe de personnes, d'initier des groupes de discussions sur des sujets d'intérêt commun, et d'être toujours informé(e) sur les nouvelles opportunités (de carrière, business, ...)». C'est dans ce sens que les initiateurs du programme au Maroc ont organisé samedi dernier à Rabat une journée d'orientation sur les techniques de Networking au profit des femmes bénéficiaires du projet dans les villes de Rabat, Salé et Temara.

Cette journée a permis de sensibiliser les participantes quant à l'importance des réseaux professionnels dans le développement de leur vie professionnelle et sociale. «Les femmes ont certes, besoin d'un savoir faire dans le domaine des TIC, mais elles ont surtout besoin de mettre en pratique leurs connaissances, d'échanger leurs acquis et leurs expériences, de multiplier leurs chances dans le marché du travail.

Ces possibilités, et bien d'autres, sont facilement réalisable avec le réseautage. Le développement des TIC offre d'innombrables possibilités de communication, d'échange, et de progression professionnelle. Nous voulons que la femme marocaine profite de ce développement», ajoute Widad EL Hanafi.
En effet, le programme WIT qui vient de démarrer dans plusieurs villes marocaines, se décline à travers des formations trimestrielles. Femmes en Technologie est destiné essentiellement aux étudiantes (Lycéennes, universitaires,…), aux femmes au foyer et aux diplômées sans emploi. Les femmes des coopératives (artisanat, produits bio et de terroir, micro-crédit…), les militantes associatives ainsi que les femmes leaders sont également concernées.

La mise en réseau des bénéficiaires devrait leur permettre de tirer le maximum de profit de ces formations. «Le réseautage est une activité assez pratiquée au Maroc notamment dans le domaine associatif. Notre ambition au niveau du programme WIT est de profiter de cet outil afin de permettre à nos bénéficiaires de tirer le maximum de profit des formations WIT et de tisser des liens professionnels qui leur permettront de rester toujours ‘'connectées''», conclut Widad El Hanafi. Selon les responsables, d'autres journées de formation sur le réseautage seront organisées dans certaines régions ciblées par le programme WIT dans le but d'encourager les femmes bénéficiaires à initier leur propre réseau professionnel.
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«Renforcer la culture de partage»

Interview • Widad El Hanafi
La réussite du programme WIT est tributaire d'un engagement de cœur


Est-ce que vous avez eu une forte demande dans les régions ciblées ?

D'abord, on a constaté qu'il y a un intérêt réel chez de nombreuses femmes pour les Technologies de l'Information et la Communication (TIC). Un intérêt motivé par leur besoin grandissant en matière de savoir faire lié aux nouvelles technologies pour le développement de leur vie professionnelle et sociale.
Au titre de l'année 2008-2009, le programme table sur la formation de 500 femmes. Pour le premier trimestre, les taux d'inscription sont très satisfaisants. On est sur la bonne voie et ceci grâce à l'implication de nos organisations partenaires qui manifestent beaucoup d'enthousiasme pour le programme.

Est-ce que vous avez rencontré des difficultés avant le lancement du votre programme ?

Un programme comme WIT requiert un effort de communication soutenu afin d'expliquer son contenu et ses objectifs et de mettre en exergue l'importance des TIC. Le grand défi qu'il fallait relever c'était de montrer la valeur ajoutée que les nouvelles technologies peuvent apporter au développement social et professionnel de la femme marocaine.
Cependant, parmi les contraintes auxquelles on fait face pour la mise en œuvre du programme, en particulier dans le milieu rural, le manque d'équipement en informatique ce qui rend plus difficile l'accès des femmes aux services des NTIC. Si la femme peut utiliser les ordinateurs dans les centres de formation, elle n'a pas la possibilité, une fois chez elle, de mettre en pratique les connaissances qu'elle a pu acquérir. C'est pour vous dire que la réussite du programme WIT est tributaire d'un engagement de cœur de la part des différents acteurs concernés en particulier le secteur privé qui peut jouer un rôle très important à travers des dons d'équipement informatique du deuxième âge (second hand).

Concrètement, quelle peut être la valeur ajoutée du réseautage ?

Le programme WIT ambitionne, à travers la mise en réseau des participantes à ses formations, de les initier au travail d'équipe, de leur donner la possibilité de se compléter, de les encourager à être actives et impliquées dans le processus de développement.
C'est une culture de participation et de partage qu'on veut renforcer chez nos participantes. Je veux dire qu'une femme initiée aux technologies est une femme pleinement engagée dans l'avenir. Aussi, avec l'intégration d'un réseau professionnel elle peut développer sa carrière, affiner ses connaissances, augmenter son employabilité, accompagner sa famille, Partager et apprendre des expériences des autres femmes.


Par Mohamed Badrane | LE MATIN
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