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 Timitar fête son cinquième anniversaire

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MessageSujet: Timitar fête son cinquième anniversaire   Ven 30 Mai - 5:16

50 concerts et 600 artistes animeront les soirées d'Agadir



Cinq ans déjà d'existence pour Timitar, le festival phare du Souss. L'événement qui s'est bien distingué depuis son lancement restera fidèle à sa formule gagnante pour cette nouvelle édition.

Le programme rendu public mercredi lors d'un point de presse tenu à Agadir le confirme : durant 6 jours, du 1er au 6 juillet, la capitale du Souss va vibrer aux rythmes amazighs tout en s'ouvrant sur les musiques du monde. Un choix stratégique de l'organisation qui ne cache pas sa satisfaction quant au succès de ce mariage surprenant de cultures, de musiques et d'idées.
“Timitar a atteint nettement ses objectifs”, a lancé fièrement la directrice du festival Fatim-Zahra Ammor. Né de la volonté d'ouvrir la culture amazighe sur les autres cultures du monde, l'événement a réussi au fil des éditions à se forger une identité de carrefour. L'engouement du public n'a fait que réconforter dans cette idée positive. Les 800.000 spectateurs de l'année dernière le confirment d'une façon bien éloquente.

Ainsi, passant des 4 jours de l'édition 2007 à 6 jours pour 2008, les organisateurs espèrent faire durer le plaisir tout en drainant un public encore plus large. Pour y arriver, ils se donnent bien les moyens : “Cette année, nous accueillons 600 artistes qui se produiront sur trois scènes gratuites installées dans les différents quartiers d'Agadir”, explique Ammor. Brahim Mazned confirme ses propos en insistant le côté varié et bien riche de la programmation de cette édition. “Nous avons opté pour un savant mélange entre les genres et les styles. Les têtes d'affiche internationales viendront côtoyer les stars de la musique populaire amazighe pour le grand plaisir du public”, ajoute-t-il.
Chaque soirée sera ainsi ouverte par un groupe traditionnel amazigh. Le programme continuera avec des concerts de musique du monde.

“Timitar a pris le soin d'inviter comme d'habitude des artistes qui ont marqué ces musiques dans les vingt-cinq dernières années”, annoncent les organisateurs.
Youssou N'Door, Marcel Khalifa, Alpha Blondy, Cheb Khaled, Rokia Traoré, Najat Âatabou, Lamchaheb, Idir, Salif Keita, Oulad el Bouazzaoui seront tous de la fête… Le public gadiri n'aura que l'embarras du choix entre les différents concerts et scènes du festival. Les musiciens de la nouvelle génération des musiques du monde seront également à l'honneur pour satisfaire les goûts les plus jeunes. Au menu de cette section, on trouve des formations à succès tels les Comoriens de Maalesh, les Nigérians d'Etran Finatawa, les Marocains de Fèz City Clan, Rap 2 bled, Amarg fusion et Darga. L'habituel registre des Rways, bien convoité, sera représenté par de grandes figures telles que Fatima Tabaamrant, Outajajt, Lahoucine Amarakchi, My Ahmed Ihihi, Fatima Tihihit et Haj Amentag.

Le meilleur du répertoire de Tamwayt sera interprété par le duo à succès Cherifa et Ahouzar. Le festival sera également une occasion pour redécouvrir des groupes ayant modernisé la musique traditionnelle de la région du Souss. Nous citons Imghrane, Oudaden, Tarragt, Azenkd, Toudart, Lahoucine Aït Baamrane et Aït Laati. Sur un autre registre, le programme réserve une place aux musiques métisses, spécialement celles issues de l'immigration. Des artistes comme Chalaban, Raïss Tijani, Walid Mimoun, Yuba et Mehdi Haddab & the Speed Caravan partageront avec le public les influences de leur univers artistique fait de rencontres. Les amateurs d'images et de sons auront rendez-vous avec de grands moments de spectacle en compagnie des Deejays et Veejays venant des quatre coins du monde. Les places Al Amal et Bijaouane s'animeront aux rythmes des platines de VJ Dennis Dezenn, Kiss Dub, Rays, DJ Ishtar, DJ Big Buddha, DJ Key et DJ Saïf.

En plus des concerts, Timitar est aussi un moment de réflexion. Cette année, le public aura rendez-vous avec l'une des figures emblématiques de la région, feu Mohamed Khair-Eddine. Un colloque hommage sera organisé le 1er et le 2 juillet à la salle de la wilaya sous le thème “L'œuvre de Mohamed Khaïr-Eddine : forme et contenu, exil, spécificité et universalité”. D'autres part, le Timitar Off propose aux amateurs des planches, une adaptation théâtrale de l'œuvre du poète soussi intitulée “Fragments matériels d'une vie d'errance…”. Plein de moments forts et de belles promesses données par la capitale du Souss. Le programme ne manquera pas d'attirer un public encore plus large. L'invitation est ouverte !

Ambitions du Festival
“Ce n'est pas par hasard que des figures reviennent pour la deuxième fois à Timitar. C'est un choix assumé !
Ces artistes ont marqué des passages très réussis lors des éditions précédentes. Ils ont interagi avec le public qui a à son tour bien apprécié leurs prestations. D'ailleurs, ils ont des nouveautés à présenter pour cette cinquième édition”, a répondu Aziz Akhannouch, ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime et président de la région Souss Massa Drâa, aux reproches des médias locaux. Par la même occasion, le fils du Souss n'a pas caché sa grande volonté d'offrir à sa région tout le rayonnement culturel qu'elle mérite que ce soit au niveau national ou international. Avec un budget qui a atteint cette année les 12 millions de Dh, ses trois scènes et ses 50 concerts, Timitar serait l'un des moyens d'atteindre ces objectifs ambitieux.

Par Hayat Kamal Idrissi | LE MATIN
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MessageSujet: Re: Timitar fête son cinquième anniversaire   Mar 1 Juil - 3:26

Ouverture ce soir à Agadir de la 5e édition du Festival Timitar


Une vocation de confluence, de métissage et de partage


Du 1er au 6 juillet, la ville bougera aux rythmes locaux et internationaux



La Ve édition, organisée du 1er au 6 juillet, se veut une édition de rénovation, mais elle pérennise également le choix de l'ouverture aux autres musiques et cultures. Quand il avait été lancé, la ville d'Agadir et sa région, immense hinterland riche et coloré, vivaient l'un de leurs grands moments culturels et artistiques. Et c'est peu dire que le festival Timitar a transformé le visage du Souss-Massa-Drâa. Qu'il a surtout forcé la porte de l'ouverture, de la ville vers l'extérieur et des autres régions sur la capitale balnéaire.

Par sa dimension culturelle, renforcée chaque année, son ancrage populaire approfondi au fur et à mesure, Timitar est à présent un rendez-vous incontournable. Il accueille les artistes et les musiciens de la région, du terroir mais aussi des autres régions du monde : africains, européens, américains, asiatiques et autres.

Tous ont ce point commun : artistes musicaux, ils portent la parole de la paix et de l'harmonie. Ils mettent leurs talents au service d'une cause, celle de la fraternité entre les peuples. Dans une époque de doute, ils hissent également la valeur de partage à un niveau élevé. Or, la ville d'Agadir, dont le développement au niveau national et international s'est articulé presque exclusivement sur l'activité du tourisme balnéaire, se prévaut à juste titre d'autres richesses dont la culture, la musique et l'art constituent tout un pan particulier. Timitar est venu dévoiler une autre vocation de la ville, alors qu'en 2004, année de lancement de sa première édition, quelques esprits sceptiques ou chagrins s'interrogeaient sur sa raison d'être même et son devenir.

D'une édition à l'autre, pourtant, le festival Timitar a drainé les énergies, fédéré les populations diverses, regroupé les artistes les plus différents en termes de répertoires et de créativité et, ce qui n'est pas le moindre signe de succès, imposé ses marques.

Du coup, refusant de se cantonner dans l'image traditionnelle, la région du Souss-Massa-Drâa, cette grande région agricole et halieutique, a rejoint les dimensions artistiques et culturelles du monde. Peut-être faudrait-il mettre en exergue l'exigence des organisateurs à valoriser le patrimoine régional, en accordant une importance significative aux talents et aux musiques du terroir, tout en s'ouvrant sur les autres musiques du monde. Le volet national, dans ses profondeurs créatives, ses multiples composantes sera dominant. Il obéit à un souci de valorisation et surtout d'ancrage dans la culture de la région qui se nourrit de l'amazighité, de paroles et d'instruments dont on mesure la force parce qu'ils sont les signes qui ne s'effacent ni se laissent altérer.

Or, la tradition régionale du Souss-Massa-Drâa, au niveau musical et artistique, n'est pas un phénomène tombé du ciel, isolé dans l'espace et le temps. L'histoire de la région elle-même est celle d'un carrefour ethnique, économique, commercial, maritime, culturel et linguistique. Au croisement du grand sud, avec une immense façade atlantique, un grand espace intérieur, la région du Souss-Massa-Drâa incarne aussi la métropole internationale sur laquelle les millions de touristes, venus des quatre coins du monde, jettent leur dévolu et se jettent grâce à des sauts de puce que constituent les avions, charters et autres.

Elle draine et ne cesse de drainer, cette ville que le malheur a cruellement frappée en février 1960 par un tremblement de terre d'une rare violence et que la volonté d'un Roi, feu Mohammed V en l'occurrence, a vite fait de remettre sur pied et de reconstruire. Elle draine les talents, les richesses et les vocations. Elle représente le premier site du tourisme balnéaire et ce n'est pas un hasard si d'aucuns la comparent quelque peu à la Californie… Fédérant tous ces atouts, la ville et la région se reconnaissent aujourd'hui dans ce miroir qu'est le Festival Timitar. Et la 5e édition entend refléter à la fois le parcours, cinq fois relancé avec succès, d'une fête collective et conviviale, avec un répertoire d'une grande richesse, des moments d'émotion que les trois scènes abriteront : la Place Al Amal qui se trouve au cœur de la ville, dallée et accueillante ; la scène Bijaouane, sur la Place Al Wahda ; enfin le Théâtre de verdure qui est une sorte d'Agora, quasi intimiste aussi. Les soirées seront ouvertes par un groupe national, disons de la région Souss-Massa, accentuant pour ainsi dire la volonté des organisateurs de promouvoir la musique marocaine dans ses diverses composantes. Ainsi Fatima Tabaamrante, Outajajt, Lahoucine Amarakchi, Moulay Ahmed Ihihi, Fatima Tihihit et Amentag, Imghrane, Oudaden, Tarragt, Azenkdt, Toudert et Laati mettront la forme et le fond pour renforcer la connotation qui s'impose.

La mise en perspective des groupes de la région est une manière d'hommage qu'il convient de souligner, tout à l'honneur des organisateurs qui n'entendent pas sacrifier, ici, au caprice de l'artiste internationale et de la star. Non que ceux-ci soient écartés, bien au contraire, mais il s'agit de favoriser l'équilibre et de donner sa justification à une réelle fusion. La palette des artistes internationaux invités, impressionnante et riche, parle d'elle-même : on y trouve Youssou N'Dour, Marcel Khalife, Alpha Blondy, la grande Rokia Traoré, Cheb Khaled, Salif Keita, les groupes Mâalesh et Etran Finatawa. Il y a aussi Dam et Didier Awadi, Presidents d'Afrique pour la musique Hip-hop, Zong et Nortec Collective pour le genre Electro.
La dimension des artistes d'immigration n'est pas en reste. Chalaban, Raïss Tijani, Walid Mimoun, Yuba et Mehdi Haddab et The Speed Caravan, Dj Ishtar qui nous vient d'Iran via la Hollande, seront à l'honneur.

C'est en somme un croisement comme le reflète la région elle-même, de cultures, d'ethnies, de musiques et de styles. Que l'on évoque l'image de melting pot traduit surtout une évolution contrastée, elle donne au mot brassage sa force et à l'interculturalité sa puissance. Agadir, pour représenter si bien le pôle économique et touristique, incarne aujourd'hui la cité des musiques et des arts. Timitar devient de toute évidence le meilleur vecteur, parce qu'il fédère mais aussi décline la nouvelle vocation d'une région qui est au Maroc ce que le poumon est au corps.


Par Hassan Alaoui | LE MATIN
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MessageSujet: Re: Timitar fête son cinquième anniversaire   Jeu 3 Juil - 10:30

Timitar enflamme Agadir


Youssou N’Dour, Amarg Fusion, Lamchaheb, une ouverture en apothéose qui se conjugue aux rythmes des musiques du monde. Le festival Timitar des signes et cultures a ouvert le bal le 1er juillet, avec une musique au-delà des frontières.

En terre des musiques du monde, la ville d’Agadir s’érige pour accueillir les artistes d’ici et d’ailleurs. Des moments inouïs où se conjuguent le talent et la passion. Créant ainsi une Eden où s’effacent frontières et limites. Le bal s’ouvre à coups de bonheur et de partage dans cette soirée du festival du 1er juillet.

Au programme une liste d’artistes de renommée. Passant de Youssou N’Dour, Amarg Fusion à Lamchaheb. Des moments inouïs où s’effacent les frontières du langage et de l’espace pour créer une terre où la scène et les spectateurs se fondent en un corps vibrant aux rythmes de la musique. Timitar renaît alors du multiple, lequel se confirme et se partage pour devenir substance, âme et fondement d’une musique du monde. La musique devient alors langage universel, traversant les corps et les esprits dans une transe collective. Une transe où le corps se livre, se déchaîne pour atteindre cette terre promise où s’élargissent les horizons du langage et du partage. Et comme le veut la coutume, c’est à un des groupes confirmés de Zagora que revient le mérite de donner le coup d’envoi à cette cinquième édition. Il s’agit en fait du groupe de Rekba.
Une troupe qui tire ses racines de la ville de Zagora. La scène se trouve ainsi agitée par une chorégraphie cadencée, des chants poétiques accompagnés des sons de tambours et des voix uniques qui viennent évoquer ce chant nostalgique et captif.

Il y a des voyages où s’effacent le temps, les arrêts et les frontières.
La rencontre avec Amarg Fusion en est ainsi un plaisir inouï et un bonheur jamais rassasié. Le corps se trouve ainsi bercé tout au long du trajet de ce voyage qu’on aurait aimé éternel. Au son du «Ribab» et de la chaleur de la voix de Ali Faiq, le public se trouvait privilégié. Un panel de chansons tirées de leur nouvel album «Argan D’Oufgan» a été présenté pour la première fois au public. Quoi de plus naturel que de voir un des albums naître et se répandre sur cette scène qui l’a porté. Dans cette transe artistique, Youssou N’Dour a su régner en homme de musique prodigue, créant un trait d’union entre l’Afrique et l’Occident. Talent confirmé, créativité débordante, Youssou N’Dour porte l’essence de cette musique qui jaillit du fond de l’Afrique pour se répandre un peu partout dans le monde. La démarche de Youssou N’Dour trouve ses fondements en son engagement. «Je prends l’Afrique comme une seule carte, je pense que dès le début de ma carrière j’ai beaucoup collaboré avec l’extérieur de l’Afrique et à un moment on a senti le besoin de collaborer nous-mêmes de faire des choses au niveau de l’Afrique où il y a une diversité de culture extraordinaire, il y a beaucoup de jeunes qui prennent le flambeau», souligne-t-il lors d’une conférence de presse.
La musique efface les frontières, créant ainsi un monde cosmopolite, c’est là même le propre de l’art et de la créativité. L’artiste rencontre d'énormes difficultés pour se produire à l'étranger. Une réalité politique qui n’exclut pas les artistes «Les artistes doivent circuler librement et il faut se débattre, nous ne cesserons jamais d'en parler aux dirigeants», confirme Youssou N’Dour. La multiplicité se trouve affirmée car c’est à «Lamchaheb» que revenait le mérite de clôturer cette première ouverture de la cinquième édition de Timitar. Invitant ainsi à une ouverture qui saura marquer ses acquis et ouvrir d’autres horizons de confirmations en tant que terre des musiques du monde.


Par : Majda Saber
DNCR à Agadir


Source: aujourdhui.ma
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MessageSujet: Re: Timitar fête son cinquième anniversaire   Ven 4 Juil - 2:49

Marcel Khalifa met le feu au Théâtre de Verdure


Le chanteur engagé profite de l'occasion pour « rééduquer » le public gadiri

Décidément, Marcel Khalifa, en lui seul, est une catégorie à part, un univers exceptionnel où talent, engagement et passion se réunissent pour donner lieu à un feu d'artifice ! C'est ce qui a été confirmé lors de son concert très attendu dans le cadre de la cinquième édition du festival Timitar, mercredi soir.



Presque deux heures d'émotion pleinement vécues par l'artiste et par son public venu en masse pour assister à une deuxième prestation à Agadir, après une participation remarquable à la première édition. Malgré son caractère sélectif (sur invitation), le concert qui a eu lieu au Théâtre de verdure a attiré une belle foule bariolée. Des jeunes étudiants, aux adultes nostalgiques en passant par les enfants curieux, les gradins s'animent déjà à l'apparition furtive d'un Marcel Khalifa qui a l'art de se dérober…

Modestie ou notoriété mal assumée ? L'artiste ne cessait de répéter aux médias qui «l'harcèlent» que s'il avait quelque chose de nouveau à déclarer, il donnerait tout logiquement une conférence de presse !
Pour passer le temps en attendant le début du concert qui commence à tarder, une bande d'étudiants enthousiastes s'est lancée dans une envolée mélodique reprenant les succès du chanteur engagé. «Marfouâa Al kamati», «Hila hila», «Watani»… les chansons qui ont animé les c?urs de millions d'Arabes depuis les années 70 étaient toujours aussi vivantes dans les mémoires.

L'ensemble de l'assistance s'est pris au jeu avant que l'artiste ne fasse enfin son apparition, accompagné de son fils de pianiste, après presque une heure de retard. Cheveux mi-longs traversés par quelques mèches blanches et tenue sobre, Marcel Khalifa avec sa barbe emblématique a déclenché un tonnerre d'applaudissements.

Debout, le public rendait spontanément hommage à l'artiste. «Puisqu'il y a aujourd'hui beaucoup d'enfants parmi nous et avant qu'ils ne s'endorment, je vais leur chanter spécialement ce morceau… », lance le chanteur avec un petit sourire au coin de la bouche.

«Tayer teyara» ouvrira ainsi le bal et fera le bonheur des grands avant les petits. Pris par un trop d'enthousiasme, compréhensible d'ailleurs, les spectateurs n'arrivent pas à se retenir. Ils se lancent dans des applaudissements mal cadencés en guise d'accompagnement de la musique des Khalifas, père et fils. Méticuleux et adepte du recueillement dans le temple de la musique engagée, l'artiste ne tarde pas à faire la remarque. «C'est une chanson d'amour, ses paroles sont celles du poète Mahmoud Darwich et comme vous le savez l'amour est un langage soutenu qui demande beaucoup de silence et d'attention pour saisir ses beaux messages. Faisons le silence et écoutons cette déclaration d'amour», s'adresse-t-il calmement à ses fans. Une leçon d'écoute et une tentative de «rééducation» du public.

Toujours aussi révolté et anti standardisation, il évoque la culture de la télévision et déplore le développement de la nouvelle vague de musique arabe basée sur la danse et la non-écoute. Réceptif et sous le charme de cette forte présence, le public répondra rapidement aux «instructions» de Marcel et se calme en guettant le moindre geste lui donnant la réplique.

Imperturbable, le public gadiri a su gérer la petite crise causée par un problème technique du microphone. Durant les longues minutes d'attente pour régler l'incident, les spectateurs se sont improvisés chanteurs et ont comblé le blanc par des prestations collectives des chansons à succès de Khalifa. Avec leur sens de débrouillardise, ils ont forcé la sympathie du chanteur agacé.
Leur récompense était une belle prestation doublée d'une performance remarquable de son fils Rami qui l'accompagnait au piano. Son solo impressionnant a confirmé le dicton : tel père tel fils.

Sous le signe de la rencontre
Gratifiant le public d'une heureuse rencontre avec son fils Rami qui l'accompagne au piano, Marcel Khalifa accueille sur scène le jeune luthiste marocain, Driss Manouni. Après avoir témoigné de son grand talent, il n'hésite pas à l'inviter pour jouer en trio. Sur fond des paroles de «Hila Hila», les trois musiciens ont redoublé de virtuosité dans un concert acoustique de qualité.

Le père en vétéran, le fils en petit génie du clavier et l'ami marocain en acolyte de talent, le concert sera clôt en beauté et avec un brin d'humour intelligent. Marcel Khalifa fidèle à sa réputation de chamailleur, n'hésitera pas d'adresser avec malice au public «officiel» trop sage tout en les incitant à se décontracter et à profiter pleinement du concert. «C'était une belle réussite. Vous avez vu combien le public a été réactif et réceptif à notre musique. C'était un pur moment de plaisir», nous déclare- t-il en quittant la scène. Il ne pourra pas mieux décrire la symbiose de ce soir !



Hayat Kamal Idrissi | LE MATIN
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MessageSujet: Re: Timitar fête son cinquième anniversaire   Aujourd'hui à 10:41

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