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 Festival national des arts populaires de Marrakech

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MessageSujet: Festival national des arts populaires de Marrakech   Mar 3 Juin - 7:22

Dans les pas de la rénovation, un chantier culturel et artistique pour la ville



Du 14 au 19 juillet prochain se déroulera la 43e édition du Festival national des arts populaires (FNAP) de Marrakech.

Placée sous le Haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, organisée comme l'année dernière par la Fondation des Festivals de Marrakech (FFM) que préside avec volontarisme, une conviction chevillée au corps et surtout un bénévolat, Kamal Bensouda, cette édition constitue un événement phare pour la ville ocre. Elle aura pour thème cette année les «Symphonies du patrimoine, hier et aujourd'hui», sorte de dualité complémentaire qui peut être l'emblème de la ville, portée par son festival.

La 43e édition s'inscrit dans la longue tradition culturelle de la ville, certes. Cependant, depuis la dernière édition, elle entend innover et moderniser la configuration d'un événement qui doit aussi refléter l'évolution de la ville et de l'environnement. Créé au lendemain de l'indépendance par feu S.M. Mohammed V, le Festival national des arts populaires de Marrakech a été le tout premier du genre à voir le jour, il détient une légitimité que d'autres peuvent lui envier : historique, touristique, culturelle et populaire.

C'est également le seul festival -et ce n'est pas la moindre dimension significative- qui porte une connotation nationale. Autrement dit, avant que les autres festivals n'eurent suivi le même chemin, ne s'en fussent si généreusement inspirés, s'enracinant néanmoins davantage dans le patrimoine régional et local, le FNAP est resté quant à lui fidèle à sa vocation nationale voire internationale. Les troupes composées de musiciens, d'artistes, et de créateurs en tous genres provenaient de toutes les provinces du Royaume parce que le festival incarnait et incarne toujours le réceptacle national. En termes d'organisation et de déploiement, le concept initial du festival est maintenu, parce qu'il traduit la volonté de ses organisateurs et de la ville à demeurer fidèle à la vocation initiale. Celle du regroupement des vocations, sur le site qui avait été retenu il y a plusieurs décennies : le Palais El Badiî ; ensuite avec le défilé traditionnel des troupes tout au long de l'Avenue Mohammed V.

La ville de Marrakech vibre «intra muros » grâce à l'emplacement un peu partout de scènes vivantes et colorées, associant les populations mais rayonne tout autant à l'extérieur, sur les autres villes dont elle porte le flambeau civilisationnel et culturel.
Le ressourcement opéré par les nouveaux responsables du festival au niveau des sites et du choix programmatique est en vérité une sorte de ré-enracinement dans le socle historique. La manifestation ne quitte jamais sa parure d'origine, celle de l'authenticité quand bien même l'environnement se serait métamorphosé et la ville se serait amplifiée en devenant une métropole cosmopolite, soumise à de fortes et diverses confluences culturelles.

Le Festival national des arts traditionnels de Marrakech ne perd jamais sa vocation d'être un carrefour jalousement arcbouté sur nos valeurs et nos traditions. C'est parce qu'il a cette dimension, qu'il ne sacrifie nullement aux corporatismes et aux particularismes. Depuis sa création qui fut un événement le 14 mai 1960, il est devenu le miroir du Maroc. Moyennant quoi, il traduit fidèlement la volonté de ses promoteurs, soucieux de renforcer le «positionnement de la ville comme lieu de brassage, de rencontres et de confluence». La Fondation des festivals de Marrakech est devenue le promoteur de cette manifestation historique, mais son action va au-delà du festival ; car elle a vocation à organiser et promouvoir tout ce qui, au niveau de la culture et des arts, contribue à renforcer celle de la ville, à souligner sa dimension de cité d'accueil, de tolérance et d'ouverture.

Pour être le vecteur culturel et artistique organisé de la ville, pour constituer si fortement son phare emblématique dans le monde, le FNAP a reçu, le 4 juillet 2005, un vibrant hommage de l'Unesco, car cette instance internationale de l'ONU l'a déclaré «Chef-d'œuvre du patrimoine culturel immatériel de l'humanité». Plus qu'un hommage, c'est une consécration du festival et de la ville qu'il s'agit.

Or sa reprise en main en 2007 par la Fondation des festivals de Marrakech s'est d'emblée inscrite dans le renforcement de ce patrimoine, acquis des décennies durant, avec cette exigence qu'elle a également tracé une nouvelle «feuille de route». Il est impératif que le plus grand festival du Royaume, celui qui est censé incarner l'évolution du pays à travers ses éditions, refléter la pérennité de son patrimoine culturel, a frôlé la «crise cardiaque», s'il n'y avait pas la sollicitude royale, pour commencer celle de feu S.M. Hassan II, ensuite celle de Sa Majesté le Roi Mohammed VI depuis 2001. Quelques années auparavant, cinq éditions ont été annulées, privant à la fois la ville, la population et le Maroc tout entier de leur événement phare.

Crise de parrainage et de sponsoring ? Nul ne saura dire avec précision le malaise que le plus prestigieux des festivals a traversé. Or, prenant en compte une telle évolution, les dirigeants de la Fondation des Festivals de Marrakech, entendent redonner ses lettres de noblesse à cette manifestation internationale dont la 42e édition, organisée en 2007, a constitué un succès et a renoué avec l'espoir populaire. Les 8 scènes mises en place ont accueilli pas moins de 200.000 visiteurs, et contribué à donner à la ville une rare effervescence où l'émotion, la convivialité et la découverte se sont conjuguées pendant cinq jours.

En témoignent, en effet, la présence de plusieurs dizaines de représentants de la presse nationale et internationale, des chaînes de télévisions venues de partout et l'affluence continue que l'événement a pu attirer chaque jour, ainsi que l'engouement des jeunes auxquels une partie du festival a été nettement dédiée.

Démarche de renaissance
La 42e édition a constitué une réussite évidente, elle a ouvert la voie, en termes de rénovation structurelle et de programmation, à une réelle réorganisation conceptuelle. Les contributeurs, les sponsors et tous ceux qui aiment la ville de Marrakech ne peuvent que s'inscrire dans une démarche de renaissance.

Le Festival national des arts populaires incarne l'authenticité, l'ancrage dans les valeurs ancestrales du Maroc, il constitue le rempart face à une modernité qui, au prétexte fallacieux qu'elle est irrésistible, risque d'emporter avec elle notre patrimoine culturel. Or, et tout à l'engagement, à la pertinence et à l'irréductible volonté de Kamal Bensouda, président de la Fondation des Festivals de Marrakech, le FNAP ne connaîtra pas de dévoiement, il sera le vecteur de la modernité dans la tradition, l'instrument par lequel -et c'est le mérite ostensible - la population s'approprie son festival annuel et fera rayonner ses lumières sur les autres.


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