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 Promouvoir la culture amazighe

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MessageSujet: Promouvoir la culture amazighe   Jeu 5 Juin - 5:05

Ahmed Boukous : «L'enseignement de l'amazigh a réalisé des avancées importantes»


L’Ircam vient de lancer un appel à candidature pour l’obtention du Prix de la culture amazighe au titre de l’année 2007. Ahmed Boukous, recteur de l'institution, dévoile sa stratégie pour la revalorisation de l’amazighité.

ALM : Quel objectif avez-vous assigné au Prix de la culture amazighe ?
Ahmed Boukous : L’Ircam a décidé d’organiser le Prix de la culture amazighe en se référant à un article de son règlement intérieur, qui permet et offre cette possibilité. Ainsi trois prix seront décernés dans chacune des catégories de cette manifestation notamment la création littéraire écrite en tifinaghe, pensée et recherche, traduction, éducation et enseignement, information et communication audiovisuelle. Il y a également le prix du manuscrit amazigh et le prix des arts amazighs. Ce dernier comprend les catégories : chanson traditionnelle, chanson moderne et chanson de film. L’objectif de ce prix est de créer les conditions objectives à la promotion de la culture amazighe notamment en aidant financièrement chercheurs, journalistes, artistes et créateurs... Et pour cela l’Ircam a débloqué 2 millions DH.

L’organisation de ce prix fait partie de la stratégie de revalorisation de l’amazighité. Quels sont les autres contours de cette stratégie ?
Nous encourageons par voie contractuelle des scientifiques non affiliés à l’Ircam à effectuer dans des conditions optimales des recherches dans le domaine de l’amazighité pour le compte de l’Ircam, seule institution au Maroc à apporter ce genre d’aide financier. Nous soutenons également les associations culturelles qui travaillent dans le domaine de la culture amazighe. Au titre de l’année 2008, quelque 250 associations ont présenté à l’Ircam leurs projets culturels (colonies de vacances dans des régions enclavées, formations en langue amazighe, festivals, séminaires...). Un budget de 6 millions DH a été alloué à ces opérations.

Le volet culturel est-il le principal champ d’activité de l’Ircam ?
Le Dahir dit expressément que la mission principale de l’Ircam est la sauvegarde et la revalorisation des aspects culturels matériels et immatériels amazighs. À côté de sa mission culturelle, l’Ircam a aussi une mission d’instance consultative auprès de SM le Roi. Nous travaillons aussi en collaboration avec les institutions gouvernementales notamment les ministères de la Culture, de l’Enseignement et de la Communication. Et cela pour que toutes les mesures prises dans ces domaines soient traduites sur le terrain.

L’Ircam fêtera bientôt le 7ème anniversaire du discours Royal d’Ajdir créant et organisant cette institution. Quels sont les objectifs atteints depuis cette date ?
On a réalisé un certain nombre d’objectifs. Sur le plan psychologique, la culture amazighe a été reconnue comme composante essentielle de l’identité nationale. Composante dont il faut être fier et qu’il convient de préserver et de promouvoir. Sur le plan politique, cela vise à consolider l’identité nationale et à assumer la cohésion de celle-ci. On peut noter plusieurs avancées importantes. En cinq ans, le nombre d’écoles où est enseignée la langue amazighe a atteint 10.000 écoles au profit de quelque 300.000 élèves. Au niveau des études supérieures, des filières et masters en amazigh ont été mis en place dans des universités d’Oujda, Fès, Agadir et Tétouan. Cela va permettre de former des cadres supérieurs qui pourront à leur tour participer à la formation d’enseignants aux niveaux secondaire et supérieur ou travailler dans la traduction, les médias, le tourisme ou encore dans des départements économiques et sociaux où il y a des lacunes à combler… Dans ce sens, la langue amazighe devient un atout pour insérer les jeunes dans le monde du travail. Également depuis 2004 on voit de plus en plus de programmes culturels en langue amazighe dans le paysage médiatique marocain. Il y a également des avancées considérables dans la recherche notamment dans le domaine de l’histoire, la sociologie, la pédagogie… Ainsi en l’espace de cinq ans, l’Ircam a contribué à éditer quelque 150 publications.

Quelles sont les difficultés que rencontre votre institution pour atteindre ses objectifs ?
Nous considérons que le bilan de l’Ircam est positif. Nous sommes confrontés à certaines difficultés d’ordre technique. Par exemple pour l’enseignement, le ministère concerné devrait prendre en charge la formation d’enseignant de langue amazighe notamment au niveau des AREF (Académie régionale d’enseignement fondamental). L’enseignement de cette langue n’est pas encore intégré au point de vue juridique au niveau du ministère de l’Enseignement. Ce dernier manque de structure adéquate pour le suivi pédagogique et d’encadrement des enseignants de la langue amazighe existants. Ceux-là sont exclusivement des enseignants d’autres matières qui ont bénéficié de formations continues pour être opérationnels.

L’introduction de l’amazighe dans le paysage audiovisuel rencontre également des difficultés. Le cahier des charges de la SNRT et de la HACA n’a pas été parfaitement respecté. Le lancement de la chaîne amazighe a été également entravé. L’Ircam est pour la protection de la culture et de la langue amazighes au niveau de la Constitution marocaine. Et cette question est en rapport avec la réforme de la Constitution. Mesure politique dont la résolution devrait se faire dans le consensus entre l’Etat, les partis politiques, la société civile et le citoyen.
Mais l’Ircam ne peut pas tout exiger à court terme. Il faut comprendre qu’il y a des contraintes. Ainsi nous nous plaçons dans une vision nationale où l’amazighité s’intègre naturellement, et travaillons pour cela, en parfaite entente avec les institutions publiques et dans un esprit de solidarité.


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MessageSujet: Re: Promouvoir la culture amazighe   Jeu 5 Juin - 5:14

Tanger : Un festival pour la promotion de la culture amazighe


La 4ème édition du Festival méditerranéen de la culture amazighe de Tanger lieu du 24 au 27 juillet. Ce rendez- vous annuel vise à faire découvrir aux habitants du Nord les différentes richesses de la culture amazighe.

Le 4ème Festival méditerranéen de la culture amazighe de Tanger se veut un espace de dialogue des cultures permettant aux habitants du Nord de découvrir les différentes richesses de la culture amazighe. C’est ce qu’ont affirmé, samedi dernier, les organisateurs lors de la présentation de la programmation de cette manifestation. Créé en 2005 par l’Association Touiza de Tanger (ATOUT), «ce festival se présente, cette année, sous sa nouvelle forme institutionnalisée. Ce qui a rendu nécessaire la création de la Fondation qui prendra le relais pour l’organisation de cette 4ème édition », a précisé le président de ce festival, Ilyass El Omari.

«Comme elle l’a été depuis longtemps, a poursuivi M. El Omari, la culture amazighe est considérée comme un espace de dialogue avec les autres cultures. Elle renferme ainsi plusieurs valeurs humaines et civilisationnelles», faisant remarquer qu’en restant fidèle à ce même principe, «nous visons à travers cet événement culturel et artistique à ouvrir un grand espace de dialogue entre les cultures méditerranéennes grâce à l’art, la culture et la connaissance». Intitulée «Amazighité : espace de dialogue des cultures», cette édition « fédérera un grand nombre d’artistes et penseurs des différentes cultures du pourtour méditerranéen». Le choix, selon les organisateurs, de la période estivale pour l’organisation de ce festival n’est pas fortuit. Car, ils veulent en faire une grande fête dédiée aux Tangérois et les visiteurs de la ville de détroit. Et comme les trois années précédentes, la programmation de cette manifestation sera riche et diversifié.

Ce festival- qui se veut un espace de dialogue et d’ouverture à d’autres cultures- connaîtra la participation d’une pléiade d’artistes et groupes du folklore marocain et étranger. Il s’agit entre autres des deux chanteurs amazighs, Aankour Mohamed et Mimoun Rafroua ainsi que les ensembles Abdelmalek Andaloussi de Tanger, Raïss et Mohamed Mabrouk du Rif. La star de la chanson populaire kabyle en Algérie, Massa Bouchafa et le groupe flamenco Alberijano d’Andalousie seront également attendus à ce rendez-vous. La programmation de cette manifestation sera marquée par la grande soirée de clôture qui sera animée par le grand musicien et chanteur libanais Marcel Kalifa.

Outre les soirées artistiques, le programme de cette manifestation comporte deux conférences culturelles dont l’une sera consacrée à l’œuvre de l’écrivain tangérois Mohamed Choukri. Il prévoit également la projection du film documentaire « Una historia olvidada » de son réalisateur espagnol, Manuel Horrillo et qui est une hispano- marocaine réalisée en 2008.

Notons que l’ouverture de cette manifestation sera marquée par l’annonce de la création de la Fondation du festival méditerranéen de la culture amazighe de Tanger ainsi que le vernissage de trois expositions notamment de peinture, des produits d’artisanat amazighs et du livre.


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MessageSujet: Re: Promouvoir la culture amazighe   Lun 23 Juin - 7:36


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MessageSujet: Re: Promouvoir la culture amazighe   Ven 11 Juil - 12:11

Parution du premier numéro d'Asinag, une revue scientifique et culturelle de l'IRCAM


Rabat, 11/07/08- L'Institut Royal de la Culture Amazighe (IRCAM) vient de lancer le premier numéro de sa revue scientifique et culturelle spécialisée "Asinag", une publication dédiée à la promotion de la recherche dans le domaine amazighe.

"Asinag", dont le terme est un néologisme dérivé signifiant "institut de recherche", se veut de faire de l'IRCAM un pole de référence en matière de recherche dans la culture et la civilisation amazighes, a souligné le recteur de l'IRCAM et directeur de cette publication, M.Ahmed Boukous, lors d'une cérémonie organisée jeudi à Rabat à l'occasion du lancement du premier numéro de la revue.

M. Boukous a saisi cette occasion pour appeler les chercheurs à conjuguer leurs efforts afin d'enrichir les prochains numéros de la publication, indiquant que le succès de cette tribune est tributaire de la qualité des contributions qui lui seront soumises et du degré de professionnalisme du comité de rédaction et de l'Institut en général.

La création d'Asinag a pour objectif de "combler un vide sur la scène éditoriale au Maroc et de répondre au besoin de mettre à la disposition de la communauté scientifique nationale et internationale un périodique qui présente des travaux de qualité", peut-on lire sur une brochure de présentation de la revue.

Le premier numéro d'Asinag traite de thèmes relatifs notamment à "La diversité culturelle et linguistique", "Le champ langagier: diversité et stratification" et "La déclaration universelle de l'UNESCO sur la diversité culturelle : Essai d'interprétation".

Le prochain numéro de la revue sera consacré à la problématique de l'enseignement et de l'apprentissage de la langue amazighe, selon la coordinatrice du comité de rédaction d'Asinag, Mme Fatima Boukhris.

"Asinag" dispose d'un comité scientifique largement représentatif et dont les membres sont reconnus pour leur compétence dans leurs domaines de spécialité, en plus d'un comité de rédaction, composé de chercheurs confirmés appartenant aux centres de recherche de l'IRCAM.


Source: http://naima-imzilnes-dades.easyfreeforum.com/la-cause-amazighe-
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MessageSujet: la culture populaire et les défis de la mondialisation   Mer 17 Sep - 8:30

Parution d'un ouvrage sur "la culture populaire et les défis de la mondialisation"


Fès, 16/09/08- "La culture populaire et les défis de la mondialisation : une perspective maghrébine" est l'intitulé d'un nouvel ouvrage collectif publié récemment par l'institut Royal de la culture amazighe (IRCAM).

Elaboré sous la direction du chercheur marocain Moha Ennaji (Universités de Fès et Rutgers aux Etats-Unis), cet ouvrage (166 pages) comprend un ensemble d'articles motivés par l'intérêt grandissant pour les études de la culture populaire face à la mondialisation.

La publication traite ainsi de questions liées à l'oralité, notamment la poésie, la chanson, le conte, le cinéma et les langues, souligne Moha Ennaji, relevant que le but essentiel de ce collectif est de poser notamment la problématique du rapport entre la culture populaire et la culture savante.

L'ouvrage aborde également des questions relatives aux cultures populaires au Maghreb et leur impact sur les domaines sociaux, politiques, et éducatifs, précise l'auteur.

Et d'ajouter que le livre offre une présentation des potentialités créatives qui ont marqué et qui continuent de marquer de leur empreinte la culture maghrébine en général et la culture amazighe en particulier.
D'autre part, le livre traite aussi du rôle des femmes marocaines dans la préservation de la culture amazighe.

Les femmes marocaines, selon les auteurs de l'ouvrage, "sont les principales détentrices d'un héritage qu'elles ont su préserver et qu'elles continuent de transmettre de génération en génération".

Professeur aux Universités Sidi Mohammed Ben Abdellah de Fès et de Rutgers aux Etats-Unis, M. Ennaji est auteur de plusieurs articles et ouvrages portant, entre autres, sur l'identité culturelle, la langue, l'éducation, l'immigration et la société civile.

Parmi ses ouvrages figurent notamment "Migration and gender in Morocco" (2008, New York, Red Sea Press), "La culture populaire et la mondialisation" (2008, Dir. Publications de l'IRCAM) et "La culture amazighe et le développement humain" (2007, Publications Festers).


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MessageSujet: Re: Promouvoir la culture amazighe   Sam 27 Sep - 5:27


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MessageSujet: Re: Promouvoir la culture amazighe   Lun 20 Oct - 9:07

Remise des prix de la culture amazighe au titre de l'année 2007

Rabat, 19/10/08 - L'Institut Royal de la Culture Amazighe (IRCAM) a organisé, samedi au théâtre Mohammed V à Rabat, une cérémonie de remise des prix de la culture Amazighe au titre de l'année 2007.

Placée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI et organisée à l'occasion du 7-ème anniversaire du discours Royal d'Ajdir et de la création de l'IRCAM, cette manifestation a été marquée par la remise d'un prix honorifique au docteur Abdelmalek Houssayn Ousaden.
Le prix national de la pensée et de la recherche a été attribué à Mohamed El Ouali et Mohamed Akoudad. Le prix de la traduction a été décerné à Khadija Abenrous alors que celui de l'enseignement est revenu à Sabah Bouzri, Leila Adriouch et à Mohamed Abrouq.

Le prix national de l'information et de la communication a été remporté quant à lui par Malika El Manouk, Abderrahman Herbal et Abdelbasset El Moustafaoui.

Le prix national des arts a récompensé Mohamed Mella et Karim El Marsi, dans la catégorie de la chanson moderne. Dans la catégorie de la chanson traditionnelle trois artistes ont été primés, en l'occurrence Hadda Ouâkki, Cherifa Kersit et Ahmed Izmaouen.

Pour sa part, Ahmed Bidou a remporté le prix national des arts, dans la catégorie du film amazigh, alors que Lakbira El Hamdaoui et Khalid El Othmani se sont vus attribués le prix du manuscrit.

Dans une déclaration à la MAP en marge de cette cérémonie, M. Ahmed Boukous, recteur de l'IRCAM, a indiqué que l'Institut oeuvre en vue d'éliminer les obstacles entravant l'introduction de le langue amazighe dans l'éducation nationale.
Il a, dans le même sens, affirmé que l'IRCAM oeuvre en collaboration avec le département concerné à l'élaboration d'une stratégie globale et urgente visant l'introduction et la consécration de la langue amazighe dans le système d'enseignement, mettant l'accent sur la nécessité de faire face au manque enregistré au niveau des ressources humaines chargées de l'enseignement de la langue amazighe.
M. Boukous a à cet égard appelé à assurer une formation de base à ces ressources humaines dans les centres de formation des instituteurs et des inspecteurs.
Il a par ailleurs indiqué que parmi les autres missions de l'IRCAM figure la création d'une chaîne de télévision en langue amazighe, assurant que toutes les conditions nécessaires sont réunies notamment le cahier de charges, la conception de la chaîne et les ressources humaines.

Pour sa part M. Houssin Moujahid, secrétaire général de l'IRCAM a affirmé, à l'ouverture de cette cérémonie, que la célébration de cet anniversaire est une occasion de se remémorer la philosophie du discours Royal d'Ajdir qui s'arrête sur les acquis réalisés et définie les actions à mener pour réaliser davantage d'acquis.

La promotion de la culture amazighe est une responsabilité nationale qui incombe à tous, a dit M. Moujahid, appelant tous les acteurs actifs dans ce domaine à ne ménager aucun effort en vue d'atteindre cet objectif.
De son côté, M. Hamid Bennani, président de la 4-ème édition de la Commission de la culture amazighe au titre de l'année 2007, a appelé à concentrer les efforts sur la traduction en langue amazighe des oeuvres littéraires internationales.

La langue amazighe n'est pas seulement une composante essentielle de l'identité nationale mais un moyen de diffusion de la culture, a-t-il dit.
Cette cérémonie, qui s'est déroulée en présence de la ministre de la Culture Mme Touria Jebrane Kryatif et du ministre de la Communication, porte parole du gouvernement M. Khalid Naciri, a été notamment marquée par un hommage posthume à l'artiste amazighe Yamna N'aâziz.


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MessageSujet: Re: Promouvoir la culture amazighe   Ven 16 Oct - 4:55

L'IRCAM dresse le bilan de ses réalisations


Plusieurs actions accomplies en matière de valorisation de la langue


L'IRCAM dresse son bilan. La journée de samedi sera consacrée à évaluer les réalisations de l'institut. L'optimisme est de mise. L'amazighité gagne désormais à avoir la place qu'elle mérite. Depuis la création de l'Institut royal de la culture amazighe, la langue est de plus en plus revalorisée. Ce dialecte qui a longtemps été transmis « oralement » de génération à génération a été enfin intégré dans le système éducatif. «L'intégration de l'amazigh dans le système éducatif n'était pas chose facile au départ, tant sur le plan opérationnel, organisationnel que psychologique, car, elle a fait l'objet d'une résistance », indique Mohammed El Menouar. Depuis 2008, l'enseignement de cette langue est donc généralisé dans toutes les écoles du Royaume.

Et pour compléter cette démarche, des chercheurs de l'Institut se sont engagés à former les enseignants et à encadrer des études amazighes dans les universités. Des efforts ont été consentis également pour introduire l'amazigh dans les médias publics. L'IRCAM a signé dans ce sens une convention de partenariat avec le ministère de la Communication en 2004.

Une Commission mixte a été ensuite créée et a permis l'amélioration du concept du journal amazigh sur la RTM et le lancement d'un journal amazigh par 2M, l'extension du volume horaire de la radio amazighe et la programmation de quelques émissions sur l'amazigh dans les chaînes de télévision nationales. Parallèlement à ces actions, une chaîne de télévision amazighe devra voir le jour à la fin de l'année 2009 puisque la commission a déjà examiné les aspects techniques et financiers devant concrétiser le projet. En outre, l'IRCAM a organisé en partenariat avec des institutions spécialisées des sessions de formation à l'écriture du scénario et sur les techniques d'écriture journalistiques afin de mieux parfaire la formation des professionnels des médias.

Au niveau de la recherche, l'IRCAM a accordé un intérêt particulier à la recherche fondamentale dans les domaines de la langue et de la culture amazighes. « L'on s'étonnera de la quantité importante des publications sur des thématiques diverses et variées, des manifestations culturelles, des accords de partenariat et de rayonnement », souligne M. Menouar. En effet, des centres de recherche ont lancé des études spécialisées dans différents domaines afin de contribuer à la sauvegarde du patrimoine amazigh dans ses diverses facettes tout en servant de soutien à l'opération d'intégration de l'amazigh dans le tissu éducatif national et dans les médias publics. Et pour mieux soutenir cette action, l'IRCAM a lancé un vaste programme de recherche contractuelle.

S'agissant des rapports de l'IRCAM avec son environnement, l'institut a prôné une politique d'ouverture sur les autres partenaires. C'est ainsi que plusieurs conventions ont été signées avec des institutions nationales et internationales (ministères, universités, instituts de recherche, associations culturelles…).


Par Y.A. | LE MATIN
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MessageSujet: Re: Promouvoir la culture amazighe   Sam 17 Oct - 4:29

Le discours royal d'Ajdir a marqué la fin d'une conception monolithique de la culture marocaine (M. Boukkous)


Rabat - Le discours prononcé par SM le Roi Mohammed VI, le 17 octobre 2001 à Ajdir (Khénifra) a marqué la fin d'une conception monolithique de la culture marocaine, a affirmé le recteur de l'Institut Royal de la culture amazighe (IRCAM), M. Ahmed Boukkous.



"Le discours du trône de 2001, le discours d'Ajdir et le dahir portant création de l'IRCAM ont jeté les fondements d'une nouvelle politique linguistique et culturelle de notre pays en ce sens où il y a eu reconnaissance de la diversité des fondements de l'identité culturelle marocaine", a affirmé M. Boukkous dans un entretien à la MAP, à l'occasion du 8ème anniversaire du discours royal d'Ajdir.

Il s'agit d'un discours extrêmement moderne et novateur qui souligne que l'identité marocaine est diverse et plurielle bâtie autour d'affluents à la fois Amazigh, Arabe, Sub-Saharien, Africain et Andalous et qui précise que cette pluralité est indissociable de l'unité de la Nation, a expliqué le recteur de l'IRCAM.

Le Souverain a voulu transmettre le message que la culture amazighe n'est pas l'apanage d'une frange de la population, qu'il s'agit d'un bien commun à tous les Marocains arabophones ou amazighophones, qu'il n' y a aucun conflit entre la culture amazighe et arabe et que leur complémentarité fait la richesse de la culture nationale, a dit M. Boukkous.

Autre point fort à signaler, selon le recteur de l'IRCAM, c'est le fait d'avoir associé à la cérémonie d'apposition du Sceau chérifien scellant le dahir créant et organisant l'IRCAM les représentants de différentes composantes de la Nation politiques et syndicales, religieuses et culturelles, économiques et associatives.


L'IRCAM : une institution dédiée à la promotion de la culture amazigh

L'IRCAM est une institution académique qui a pour mission de sauvegarder, de promouvoir et de renforcer la place de la culture amazighe dans l'espace éducatif, socio-culturel et médiatique national ainsi que dans la gestion des affaires locales et régionales.

Selon M. Boukkous, des acquis importants ont été réalisés en matière de langue et culture amazighes dans les domaines de l'enseignement, des médias et de la recherche, mettant en avant l'apport de l'IRCAM dont le bilan "est positif".

L'IRCAM contribue au quotidien à la concrétisation de la volonté royale visant la sauvegarde et la promotion de la langue et la culture amazighes, mais le succès de sa mission, a estimé M. Boukkous, reste tributaire des efforts qui devront être consentis par toutes les institutions concernées pour s'inscrire concrètement et résolument dans cette vision.

"La volonté politique est présente mais il y a la nécessité de l'opérationnaliser dans le cadre des politiques publiques", a-t-il indiqu
é.

L'évolution de l'amazighe dans l'enseignement

En 2003, l'enseignement de l'amazighe a été intégré dans le système éducatif national dans le cadre d'une convention qui continue à lier l'IRCAM au ministère de l'Education nationale.

"Le nombre d'écoles est passé de 317 en 2003 à 3425 aujourd'hui, alors que les apprenants, qui étaient de l'ordre de 25.000 élèves en 2003 se chiffrent de nos jours à 516.000", a précisé le recteur de l'IRCAM.

Le nombre d'enseignants de la langue amazighe a également évolué, passant de 807 enseignants en 2003 à 12.182 de nos jours, a-t-il poursuivi, précisant que le nombre des inspecteurs et superviseurs pédagogiques est également passé de 10 à 80 aujourd'hui.

M. Boukkous a cependant relevé que l'enseignement de l'amazighe ne concerne aujourd'hui que 8 pc de la population scolarisée en raison du manque d'enseignants, a précisé le recteur de l'IRCAM.

Le recteur de l'IRCAM a souligné à cet égard la nécessité de dispenser aux enseignants une formation satisfaisante et appropriée.

"Nous pensons qu'il y a vraiment du travail à faire à ce niveau là par le ministère de l'éducation nationale dans le sens où malheureusement il y a encore très peu d'enseignants de l'amazighe qui ont reçu une formation initiale de base au niveau des centres de formation", a-t-il affirmé, ajoutant que les modules d'enseignement de l'amazighe n'ont été introduits que récemment.

M. Boukkous a par ailleurs rappelé la création, depuis 2006, d'un certain nombre de filières de masters et de licences notamment aux universités Ibn Zohr d'Agadir, Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès et Mohammed Ier d'Oujda.

"Les chercheurs de l'IRCAM assurent aussi des formations continues au niveau des Académies régionales d'éducation et de formation", a ajouté M. Boukkous.

Le recteur de l'IRCAM a évoqué l'élaboration par l'Institut d'un manuel d'apprentissage de l'amazighe destiné à l'élève, un guide pédagogique de l'enseignant pour tous les niveaux de l'enseignement primaire et des supports médiatiques qui facilitent l'apprentissage de la langue.

Evoquant la place de l'Amazighe dans les médias, le recteur de l'IRCAM a souligné la nécessité d'améliorer la programmation au niveau des chaines nationales de nature à mettre en valeur la culture amazighe. Il a à ce titre émis le souhait de voir les maisons de production accorder plus d'attention à ce sujet.

M. Boukkous a, d'autre part, précisé que la chaîne amazighe sera un outil de communication de proximité qui permettra d'intégrer des millions de Marocains qui ont "le droit d'être informés dans une langue qu'ils comprennent".

"Nous souhaitons aussi que cette chaîne soit un vecteur de transmission d'une langue amazighe standardisée", a-t-il poursuivi.


L'IRCAM: une institution de référence en matière de recherche scientifique.

L'Institut a une fonction académique en rapport avec la recherche scientifique, qu'il assure avec succès.

En effet, des recherches sont menées dans les différents domaines de la connaissance, notamment la sociologie, l'anthropologie, la littérature, la linguistique, et l'histoire.

L'institut, a rappelé M. Boukkous, dispose de sept centres de recherche, à savoir le centre de l'aménagement linguistique qui s'occupe de la normalisation de la langue, l'élaboration des dictionnaires et des grammaires, le centre de la recherche pédagogique et didactique chargé d'élaborer les manuels de l'enseignement de l'amazighe et tous les supports pédagogiques, le centre de littérature et des arts, le centre de traduction, le centre d'histoire et géographie, le centre d'études sociologiques et anthropologiques et enfin le centre d'études informatiques.

Pour ce qui est des publications, M. Boukkous a tenu à préciser que l'Institut a, actuellement, à son actif 150 publications, ce qui constitue "un nombre considérable eu égard à l'histoire récente de cette institution".

"Au Maroc, on n'a jamais réalisé autant de recherches ni édité autant de publications que depuis l'existence de l'IRCAM", a-t-il conclu.

A son huitième anniversaire, nous ne pouvons que constater que l'IRCAM est devenu une institution de référence dans le champ de la recherche et de l'action en faveur de la promotion de l'amazighe.


-Par Hanane Berrai-

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MessageSujet: Re: Promouvoir la culture amazighe   Lun 9 Nov - 11:03

Colloque international à Rabat sur
la normalisation de la langue Amazighe


Rabat- La normalisation de la langue Amazighe et son aménagement dans la perspective de l'intégrer dans le système éducatif est au centre d'un colloque international dont les travaux se sont ouverts lundi à Rabat sous le thème "L'Amazighe : Faits de syntaxe".

Cette rencontre de deux jours organisée par l'Institut Royal de la culture Amazighe (IRCAM), a pour objectif d'approfondir la réflexion entre chercheurs spécialistes de l'amazighe de différentes institutions nationales et internationales sur des questions de syntaxe et de normalisation.

Le colloque vise essentiellement à créer un réseau de chercheurs en linguistique axé sur l'étude des différents phénomènes syntaxiques et lexicaux de la langue Amazighe en vue de l'intégrer dans la linguistique comparée au niveau structurel et fonctionnel, a indiqué Mme Bouhjar Aïcha, directrice du Centre de l'Aménagement Linguistique (CAL) de l'IRCAM.

Cette rencontre constitue également une occasion pour l'examen des perspectives de l'aménagement linguistique et l'échange d'expériences dans ce domaine, a-t-elle ajouté.

Pour sa part, M. Ahmed Boukous, recteur de l'IRCAM, a fait remarquer que la normalisation de la langue Amazighe requiert l'analyse de la position de la langue à travers l'étude des structures syntaxiques.

Il a ajouté que ce colloque international auquel participent des experts de France et d'Algérie, est une invitation aux linguistes intéressés par la langue Amzighe à créer un réseau scientifique consacré à la linguistique amazighe.

Les travaux de cette rencontre s'articuleront autour de six axes "syntaxe générale", "syntaxe des pronoms", "détermination", "catégorie lexicale", "syntaxe de la phrase complexe" et "négation temps et aspect".


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MessageSujet: Re: Promouvoir la culture amazighe   Ven 4 Déc - 2:12

Culture amazighe: Le Maroc a enregistré un progrès "très significatif"
par rapport aux autres pays de la région


Paris - Le Maroc a enregistré un progrès "très significatif" en matière de promotion de la culture amazighe par rapport aux autres pays de l'Afrique du Nord, berceau de cette culture, a souligné le recteur de l'Institut Royal de la Culture Amazighe (IRCAM), M. Ahmed Boukkouss.

Animant mercredi soir à Paris une conférence sur la situation et les perspectives de la culture amazighe, M. Boukkouss a souligné que l'initiative Royale de créer dès 2001 un institut spécifiquement dédié à la promotion de cette culture (IRCAM) a donné une nouvelle impulsion aux efforts déployés en la matière.

Ainsi, a-t-il souligné, l'intégration de l'enseignement de la langue amazighe dans le système éducatif et les médias publics ont été depuis les principaux acquis sur la voie de la revalorisation de ce patrimoine, "en déperdition" à cause notamment de problèmes de transmission intergénérationnelle, la culture amazighe étant fondée essentiellement sur la littérature orale (poésie, conte, dicton...etc.).

Il a rappelé, à cet égard, que l'enseignement de la langue amazighe a été expérimenté au Maroc à partir de l'année scolaire 2003-2004 dans 317 écoles (25.000 élèves du primaire) dans la perspective de sa généralisation aussi bien sur le plan horizontal, en concernant l'ensemble de la population scolarisée, que vertical, en touchant tous les niveaux (du primaire à l'université).

Aujourd'hui, ce sont plus de 500.000 élèves (3.425 écoles) qui suivent des cours d'amazigh au niveau primaire, a fait savoir le recteur de l'IRCAM, ajoutant que plusieurs universités ont pu intégrer des filiales amazighophones dans leurs cursus.

La généralisation de l'enseignement bute toutefois, selon M. Boukkouss, sur le manque des ressources humaines, un problème auquel l'IRCAM et le ministère de tutelle essayent de trouver des solutions, à travers notamment la mise en place de programmes de formation continue des enseignants, a-t-il expliqué.

Il a notamment mis l'accent sur le rôle de son institut dans l'établissement des programmes et la réalisation des supports pédagogiques, rappelant que l'IRCAM contribue fortement à la codification et à la promotion de l'utilisation de l'alphabet amazigh (tifinagh), à travers notamment la publication d'ouvrages et la mise au point d'un clavier d'une cinquantaine de polices de caractères.

Concernant l'intégration de la langue amazighe dans les médias publics, elle a débuté en 2004 de "manière progressive", selon lui, à travers d'abord la diffusion d'un journal télévisé en amazigh et quelques émissions à caractère culturelle et documentaire sous-titrées ou doublées, l'objectif étant de parvenir à mettre au point des programmes "en langue amazighe sur la culture amazighe".

Le cahier de charges signé avec la Société nationale de radiodiffusion et de télévision (SNRT) s'inscrit dans ce sens, a-t-il dit, notant que cet effort sera renforcé par le lancement de la première télévision d'expression amazighe, dont le lancement est prévu fin 2009.

La conférence de M. Boukkouss s'inscrit en marge du cycle des spectacles "Izlan : chants, poésies et danses berbères". Cette manifestation, spécialement créée pour le Musée du Quai Branly, se veut un hommage au grand patrimoine poétique et musical amazigh marocain qui traduit la beauté brute de l'environnement montagneux et désertique qui l'abrite.


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MessageSujet: Re: Promouvoir la culture amazighe   Mer 6 Jan - 3:56

Lancement de la chaîne Tamazight


Suivez le lien pour lire l'article tout entier entier:
http://sawtna.nice-forums.net/actualite-nationale-f11/lancement-de-la-chaine-tamazight-t1022.htm#3967
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MessageSujet: Commémoration de la journée mondiale de la langue maternelle   Mar 23 Fév - 3:53

L'IRCAM organise une rencontre à Rabat en commémoration de la journée mondiale de la langue maternelle


Rabat - L'Institut Royal de la Culture Amazighe (IRCAM) organise, mardi à Rabat, une rencontre culturelle à l'occasion de la journée mondiale de la langue maternelle célébrée cette année sous le signe "Rapprochement des cultures".

Au programme de cette manifestation figurent notamment des lectures poétiques et la présentation par les élèves d'une école primaire de Rabat d'une pièce théâtrale, a indiqué un communiqué de l'IRCAM.

Cette rencontre est organisée en partenariat avec le bureau de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), la Faculté des sciences de l'Education de Rabat, l'ambassade de la République populaire de Bangladesh au Maroc, L'Institut supérieur des métiers de l'audiovisuel et du cinéma (ISMAC) et la Commission nationale marocaine pour l'Education, les Sciences et la Culture de Rabat.


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MessageSujet: Re: Promouvoir la culture amazighe   Mar 9 Mar - 2:43

L'IRCAM rend hommage à la chercheuse Mme Hennou Laraj


Rabat, 08/03/10 - Un hommage a été rendu, lundi à Rabat, à Mme Hennou Laraj, chercheuse au centre de recherche didactique des programmes pédagogiques de l'Institut Royal de la culture amazighe (IRCAM), à l'occasion de la journée internationale de la femme célébrée le 8 mars.

L'IRCAM a rendu hommage à Mme Laraj en reconnaissance de sa contribution à l'essor de la culture amazighe, notamment dans le cadre du système d'éducation et de formation, ont indiqué les organisateurs.

Dans une déclaration à la MAP, Mme Laraj s'est félicitée de cette initiative, se disant honorée, au même titre que la femme amazighe, par un tel hommage qui "l'incitera à déployer davantage d'efforts en vue d'être digne de la confiance que l'IRCAM a placée en elle".

La chercheuse a, aussi, affirmé que la célébration de la journée internationale de la femme, instaurée par les Nations Unies, premier instrument international à proclamer l'égalité des sexes en tant que droit fondamental de la personne humaine, est l'occasion de faire le bilan des réalisations accomplies par la femme marocaine et de fixer les futurs enjeux. Elle a, à cet égard, loué les progrès importants réalisés par la femme dans les domaines politique, économique, social, culturel pendant une décennie.

De son côté, Mme Bouchra Berkani, chercheuse au centre de recherche didactique des programmes pédagogiques à l'IRCAM, a fait valoir, dans une de déclaration similaire, l'apport prépondérant de Mme Laraj à la culture amazighe, notamment en matière d'éducation et de formation.

Mme Laraj a été la première femme amazighe qui a écrit un livre d'enseignement de l'amazigh destiné aux adultes, ainsi que le premier guide pédagogique destiné aux élèves de l'enseignement primaire, a-t-elle dit, soulignant que l'hommage rendu à Mme Laraj s'inscrit dans le cadre d'une tradition annuelle instaurée par l'IRCAM pour célébrer les femmes ayant contribué à l'essor de la culture amazighe.


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MessageSujet: Re: Promouvoir la culture amazighe   Lun 22 Mar - 9:44

La culture amazighe à l'honneur
lors d'une rencontre à Washington


Washington - La culture et la langue amazighes ont été mises en exergue, vendredi, à Washington lors d'une rencontre organisée dans le cadre des activités célébrant le 20-ème anniversaire du Washington Moroccan Club.


Le but de cette rencontre est de promouvoir la culture amazighe à l'étranger et surtout de montrer ce que le Maroc a entrepris dans le domaine de la promotion de la langue et de la culture amazighes, a indiqué le recteur de l'Institut Royal de la Culture Amazighe (IRCAM), Ahmed Boukous.

Il est important, a affirmé Boukous, de promouvoir à l'étranger ce qui a été réalisé au niveau de l'aménagement de la langue amazighe, en matière d'enseignement de la langue ainsi que de recherche scientifique sur la société, les coutumes, les traditions, la littérature et les expressions artistiques.

"Il y a un travail très important qui a été réalisé depuis la création de l'IRCAM et qui gagnerait à être connu au niveau national et international également", a-t-il ajouté.

Evoquant la question de l'enseignement de l'amazighe au Maroc, Boukous a relevé qu'il s'agit d'une expérience "très originale qui n'a pas son pareil au niveau international en matière de revitalisation de la langue et de la culture amazighe".

Il est important de souligner que le Maroc s'est engagé dans un processus démocratique, notamment dans le domaine culturel, a-t-il dit, estimant que le Royaume représente un modèle aux niveaux du Maghreb et international.

"Il n'y a aucun pays où les langues nationales soient autant reconnues et promues que dans le Maroc", a fait valoir M. Boukous.

Dans d'autres pays, "les langues nationales dites régionales ou minoritaires n'ont quasiment aucun statut et n'ont aucune place dans l'enseignement, ni dans les médias", souligne-t-il, rappelant au passage le lancement d'une chaine de télévision d'expression amazighe au Maroc, "un acquis extrêmement important et dont l'équivalent n'existe pas dans nombre de pays".

Le Maroc, poursuit-il, s'est distingué dans le domaine de la gestion de la diversité linguistique culturelle et est en parfait accord avec les conventions internationales, notamment la convention de l'UNESCO de 2005 sur la protection de la diversité culturelle.

La rencontre a connu des interventions de chercheurs de l'IRCAM, dont Fatima Agnaou, Khalid Ansar, Fatima Sadiqi, Ahmed Chaabihi, Mustapha Jlok, Belaid Akkaf qui ont mis en lumière les travaux réalisés et ceux qui sont en cours de réalisation dans les domaines spécifiques aux différents centres de recherche qui composent cet institut.

Des universitaires et chercheurs marocains installés aux Etats-Unis tels Abdelaziz Abassi, Driss Benmhend et Hamid Kachmar ont également été parmi les panelistes de cette rencontre.

Les interventions ont porté sur différents thèmes dont "la question amazighe au Maroc", "l'enseignement de l'amazighe au Maroc: un défi constant", "le passage de l'oral à la littérature écrite amazighe et à la traduction", ainsi que sur les aspects de l'art et la musique amazighes.


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MessageSujet: Re: Promouvoir la culture amazighe   Sam 27 Mar - 3:16

L'enseignement de la langue amazighe en débat les 26 et 27 mars à Agadir



Agadir - Un colloque national sur l'enseignement de la langue amazighe se tiendra, les 26 et 27 à Agadir, à l'initiative de l'Institut Royal de la Culture Amazighe (IRCAM) et l'Académie régionale de l'Education nationale pour le Souss-Massa-Draa.

Placée sous le thème "L'enseignement de la langue amazighe et les contenus pédagogiques", cette rencontre, la 3ème du genre, planchera sur l'état des lieux, les contraintes pédagogiques et les moyens pour promouvoir l'enseignement de cette langue au Maroc.

Enseignants, chercheurs, écrivains et linguistes débattront ainsi de la conception et l'élaboration des manuels scolaires de la langue amazighe, de la gestion de la variation lexicale de l'amazighe marocaine, de l'enseignement de cette langue dans un milieu non amazighophone ou encore de l'élaboration d'un grammaire amazighe, et du contenu et des aspects iconiques dans les manuels scolaires de la langue amazighe.

Selon les organisateurs, ce colloque est l'occasion aussi pour faire le point sur l'expérience de l'enseignement de la langue amazighe, intégrée en 2003 à l'enseignement primaire, et ce à la veille de son élargissement au cycle secondaire.

Parallèlement au colloque, deux ateliers sont prévus sur les techniques d'écriture et les méthodes d'analyse du texte amazighe, ainsi qu'une exposition de livres en langue amazighe.


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MessageSujet: Re: Promouvoir la culture amazighe   Aujourd'hui à 17:45

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