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 le mariage au Maroc

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Naima
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MessageSujet: le mariage au Maroc   Jeu 21 Aoû - 10:29

Des vacances… pour des noces
De nombreux Marocains célèbrent cette cérémonie durant la saison estivale


La cérémonie du mariage donne lieu à de grandes fêtes qui peuvent durer de trois jours à une semaine. Des fêtes avec de magnifiques vêtements et bijoux. En effet, le mariage au Royaume est célébré suivant un cérémonial puisant ses sources dans des traditions ancestrales.



Si la célébration de cet événement reste, dans ses grandes lignes, plus ou moins identique dans les différentes régions du Royaume, certaines traditions locales inspirées et générées par des pratiques ancestrales enrichissent le rituel du mariage et lui confèrent un cachet distinctif d'une localité à l'autre.

L'organisation du mariage varie en fonction des régions et met en relief la diversité culturelle qui se manifeste, notamment, par différents rituels (costumes, rites, musique, traditions culinaires etc.). Ces particularités locales et cette authenticité sont conservées et perpétuées de génération en génération. Elles sont les vertus cardinales de la diversité culturelle marocaine. C'est dans le cérémonial du mariage que celle-ci trouve son expression la plus marquante.

Cependant, quelle que soit la spécificité régionale, on retrouve des traditions et des rituels communs à tous les mariages traditionnels marocains. En effet, les femmes marocaines assistent toujours aux mariages traditionnels habillées en « caftan », sorte de longue robe en soie, satin, mousseline, taffetas ou autre tissu, recouverte d'une veste ouverte quelquefois sur le bas de la robe, brodée, parfois pailletée, le tout étant retenu par une large ceinture à la taille. C'est un spectacle magnifique. Par ailleurs, le mariage est tout d'abord conclu du point de vue juridique par un acte adulaire, contrat établi par les « Adouls », qui correspondent à des notaires religieux, en présence de témoins.
Le jour de la cérémonie «zafaf», la jeune épouse arrive dans l'assistance vêtue d'un caftan blanc avec des bijoux assortis. Elle est assise dans une chaise à porteurs, l'«amariya», tout aussi comme son mari.

La mariée est entourée des «neggafates», maîtresses d'orchestre de la cérémonie et garantes du respect scrupuleux des rites nuptiaux. Elles peuvent être 4 à 5, sous la direction de l'une d'elles. Elles s'occupent de la mariée en l'habillant, la parent des bijoux, veillent à ce que les plis des caftans tombent toujours bien pour les photos, la dirigent dans ses gestes, minutent la cérémonie et le changement de vêtements. Dans la majorité des cas, ce sont les moyens financiers qui déterminent la manière dont sera célébré le mariage. Et c'est justement les moyens financiers qui font que de nombreux couples se limitent au strict minimum. Certains même se contenteront d'un mariage par la Fatiha.

Selon des estimations officieuses, le phénomène du mariage par la Fatiha est en train de se répondre notamment dans les milieux modestes. Loin des cachets ronds du fameux l'Adoul, des couples s'unissent par la seule volonté de la Fatiha, en présence d'un taleb et de deux témoins. Peu de monde requis donc et un minimum de préparation demandée pour sceller un mariage «à l'ancienne» de plus en plus prisé, et pour différentes raisons.

Licite aux yeux de la religion, cette union semble faire l'affaire de beaucoup de couples. Un premier temps, marginalisé dans l'esprit et vu d'un œil suspicieux, puisque frappé du sceau du secret et de l'intimité, le mariage par la Fatiha est entré dans les mœurs et, signe des temps, il est de plus en plus recherché même chez les filles de “bonnes” familles. L'essentiel est de ne pas rester en rade sur l'autoroute des “célibataires malgré eux”.

Kenza, 40 ans, enseignante dans un lycée de la périphérie de Casablanca est catégorique à ce sujet. “Je suis preneuse”, résumera-t-elle la situation. Mignonne, élancée, Kenza n'a pourtant pas le profil d'une femme à marier. Son physique plutôt agréable et son ouverture d'esprit lui ont, à plusieurs fois, joué de mauvais tours. Agacée par son manque d'initiative et son désespoir à rencontrer le prince charmant, Kenza se dit prête à convoler en justes noces même si c'est à travers un mariage par la Fatiha. “Et alors, où est le mal ? Si c'est permis par l'Islam, je ne vois pas trop où ça peut coincer”, dira-t-elle.

Consciente des difficultés de trouver un mari “idéal”, elle se veut un brin philosophe. “À mon âge, je ne vais sûrement pas épouser quelqu'un pour sa beauté ni pour son esprit. Je veux me caser et presque tous les hommes intéressants sont déjà pris”. Le mariage par la Fatiha est une porte de secours pour nombre de femmes qui se retrouvent seules, trahies par le cours de la vie. Selon H. Benkirane, sociologue, cette option, même si elle présente des aspects négatifs ou plutôt débouche sur des conséquences parfois dramatiques, s'inscrit dans la logique du moment. “On ne peut pas reprocher à deux personnes de s'unir quelle que soit la nature de cette union, d'autant plus qu'elle est licite”, explique-t-il. Pourtant Benkirane relativise l'ampleur du phénomène en l'absence de toutes statistiques vérifiables.

Souad avoue s'être rangée après sa rencontre avec Ahmed, un client quinquagénaire. « C'était ce que les filles appellent un régulier, ils venaient me voir une ou deux fois par semaine et avec le temps on a sympathisé. Il m'a prise en pitié ou je ne sais quoi, et il m'a proposé le mariage par la Fatiha».
Elle ne se fera pas prier et, depuis, elle se sent moins rejetée par les siens. «Cela a changé pour moi. Ce n'est pas la belle vie, mais ça m'a permis de sortir du milieu. J'en connais beaucoup comme moi qui se sont mariées avec des mecs plus âgés, rien que pour fuir leur situation ». Ce que Souad n'ose pas avouer, par contre, c'est l'envers du décor, le côté court de ces unions. « Ce n'est pas toujours rose », confesse Imane, la trentaine.

Et d'ajouter « vous savez, au début on se dit qu'on a décroché le gros lot, mais au bout de quelques mois de vie commune on s'aperçoit qu'on a mis notre destin entre les mains d'un monstre ». Pour elle, le mariage par la Fatiha a tourné au cauchemar lorsqu'elle quittera le toit conjugal, une nuit d'hiver, le visage tuméfié et quelques côtes fêlées. “Qu'est-ce que tu veux que je te raconte de plus ? Pour lui, le fait de ne pas avoir un livret lui conférait tous les droits. Il était déjà marié et père de trois enfants et moi j'étais son jouet sexuel et son défouloir. À chaque fois que j'abordais le sujet de la maternité avec lui, ce sont des coups de poing que je recevais en guise de réponse. À la fin, j'en ai eu marre de sa violence et j'ai fui laissant tout derrière moi. Je ne sais même pas si je suis toujours considérée comme sa légitime, mais maintenant c'est la rue qui est mon toit”.

Autre cas de figure, et loin des marginaux de la vie, ceux qui se trouvent obligés de passer par là en attendant mieux. Pour Mohamed et Houda, deux jeunes qui s'aiment depuis les bancs du lycée, le mariage par la Fatiha était l'unique solution pour ne pas se séparer. “Ma condition sociale ne me permet pas pour le moment d'épouser traditionnellement ma bien-aimée, mais on a trouvé cette solution comme assurance aux yeux des deux familles”, expliquera Mohamed. “

Un aârboun si tu veux pour qu'elle soit mienne, mais il n'est pas question de consommer quoi que ce soit parce que pour nos familles, il est hors de question de s'unir en dehors d'un vrai mariage”. Si le mariage par la Fatiha continue de diviser, il reste, qu'on le veuille ou non, partie prenante de nos traditions. Pour rappel, les imams ne peuvent prononcer la Fatiha que pour les unions déjà officialisées par un acte adulaire dûment établi et présenté par les deux époux lors de la cérémonie.

* Journaliste stagiaire


Traditions marocaines

Le jour précédant le mariage, après que la future mariée, en compagnie des femmes de sa famille, se soit purifiée au « hammam », ait lieu la cérémonie du henné. Une spécialiste, la « hannaya » ou « naqqacha », dessine au henné (plante du Paradis) des motifs symboliques sur les mains et les pieds de la fiancée, afin de lui porter bonheur et prospérité dans sa vie future. En outre, avant le mariage, le fiancé est tenu d'offrir des présents à sa promise : certains sont symboliques, comme le sucre, qui représente une vie heureuse, le lait, la pureté ou encore les dattes, l'eau de fleurs d'orangers et le henné. Ces cadeaux sont disposés dans de très grands plateaux de couleur argentée, recouverts d'un couvercle conique, les « téfors».

Le jour de la cérémonie « zafaf », la jeune épouse arrive dans l'assistance vêtue d'un caftan blanc avec des bijoux assortis. Elle est assise dans une chaise à porteurs, l'« amariya », comme son mari.


Le mariage dans les civilisations
Le mariage est l'alliance de deux personnes, généralement un homme (le mari ou époux) et une femme (la femme ou épouse), dans le but de former une famille ou de lier des familles existantes. Le mariage est une union à vie dans certaines religions et à durée indéfinie qui ne s'achève qu'avec le divorce ou après le décès de l'un des conjoints. Cette union peut être civile lorsqu'elle est actée par un officier d'Etat civil mandaté par l'État, ou religieuse lorsqu'elle est actée par le prêtre d'une religion. Le mariage existe sous de très nombreuses formes sur la surface du globe.

Les théoriciens des systèmes de parenté comme les usagers de la langue courante ont donc recours à des termes précis pour nommer les caractéristiques de chacun d'entre eux. Dans l'Egypte antique, le mariage reflète la volonté de former un couple à l'image des divinités égyptiennes qui possèdent, presque toutes, leur parèdre. Dans la Grèce antique, les hommes se distinguaient des dieux notamment par leur nécessité de veiller à la survie de leur espèce, grâce à l'union des femmes et des hommes.

Plus généralement, toutes les religions monothéistes (Christianisme, Judaïsme, Islam) réglementent fortement l'institution du mariage, aussi bien dans les pratiques rituelles que dans le vécu au niveau des individus. De ce fait, une forte tradition existe aujourd'hui dans les aires culturelles où la religion a étendu son influence.


Par Mohand Mellal* | LE MATIN

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MessageSujet: Re: le mariage au Maroc   Mar 2 Sep - 9:06






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