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 Patrimoine judéo-marocain

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tamzilte
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MessageSujet: Patrimoine judéo-marocain   Sam 25 Oct - 8:26

Colloque: le rôle des judéo-marocains dans le Maroc d'aujourd'hui et celui de demain


Casablanca : La composante judéo-marocaine a joué un rôle important dans l'histoire du Maroc et a pu vivre en parfaite symbiose au sein de la société marocaine, a souligné, jeudi à Casablanca, Saad Kettani, Haut commissaire de l'Association pour le 1200ème anniversaire de la fondation de la ville de Fès.

Intervenant à l'ouverture d'un colloque sur le "Judaïsme marocain contemporain et le Maroc de demain", organisé par l'Association, Kettani a indiqué que, depuis la fondation de Fès et tout au long de l'histoire du Maroc, les judéo-marocains ont pris part aux faits et aux évènements de la société et ont partagé les moments forts de cette histoire, témoignant avec les autres composantes de la société marocaine d'une société caractérisée par sa diversité et sa richesse culturelle et qui fut capable de mener une marche historique harmonieuse et solidaire et de développer des valeurs de coexistence, d'ouverture, de compréhension mutuelle et de tolérance.

Les travaux de ce colloque visent à interpeller le passé marocain et à revisiter ses différentes phases d'évolution, en particulier celle où les judéo-marocains ont apporté une contribution remarquable, a-t-il souligné, précisant, par ailleurs, que l'ensemble des actions célébrant les 12 siècles de la vie du Royaume par les Marocains sont inscrites dans le cadre de la relecture du passé, pour une meilleure continuation vers l'avenir.

De ce fait, a-t-il ajouté, ce colloque permet aussi de mener une réflexion profonde sur le rôle des judéo-marocains dans le Maroc d'aujourd'hui et celui de demain.

De son côté, Serge Berdugo, ambassadeur itinérant de SM le Roi et secrétaire général du Conseil des Communautés israélites du Maroc, a fait remarquer que la communauté juive marocaine est l'une des seules communautés structurées vivant en terre arabe et musulmane qui ne laisse pas indifférent, du fait de son attachement au pays, quel que soit le lieu de résidence des juifs du Maroc, du fait de la tolérance entre juifs et musulmans au Maroc et du fait que l'identité juive marocaine s'affirme partout dans le monde.

Berdugo a relevé que le sort des juifs au Maroc fut meilleur que celui de leurs coreligionnaires dans d'autres parties du monde notamment en Europe et que ceux qui quittent le pays deviennent des ambassadeurs du Royaume et des défenseurs de ses valeurs.

Après avoir rappelé que le judaïsme marocain a toujours constitué une force de paix, il a souligné que les membres de la communauté, à l'intérieur comme à l'extérieur du pays, "maintiennent leur adhésion et leur soutien à ce Maroc du juste milieu, voulu par SM le Roi Mohammed VI, ce Maroc où la démocratie et les droits humains font des avancées significatives, ce Maroc qui les a vus naître et s'épanouir dans les valeurs de la tolérance." Pour sa part, Albert Sasson, membre du Conseil consultatif des Droits de l'Homme et de l'Académie Hassan II des Sciences et Techniques, a, tout en rappelant la richesse de l'histoire du judaïsme au Maroc, souligné l'importance de se tourner également vers l'avenir de "ce Maroc nouveau qui se refait et se remet en question avec courage", un Maroc qui se démocratise de plus en plus.

Ont assisté à l'ouverture de ce colloque notamment le wali de la région du Grand Casablanca, Mohamed Kabbaj, le gouverneur de la préfecture des arrondissements de Casablanca-Anfa, Mohamed Faouzi, le président du Conseil de la Communauté marocaine à l'étranger, Driss El Yazami, le recteur de l'Institut Royal de la Culture Amazighe (IRCAM), Ahmed Boukous, et le directeur de la bibliothèque nationale du Royaume, Driss Khrouz.


MAP

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tamzilte
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MessageSujet: Re: Patrimoine judéo-marocain   Lun 3 Nov - 4:57

Patrimoine judéo-marocain

La pérennisation est une responsabilité partagée


Deux matinées d'une intensité exceptionnelle et une émotion qui ne s'est jamais démentie ont caractérisé, cette année encore, le Forum, qui a réuni près de 300 participants, venus à Essaouira pour débattre de la musique et de la mémoire historique mises au service de la convergence des civilisations, des religions et des cultures.


Salim Hilali, un interprète de la musique judéo-marocaine. (Photo : musique.arabe.over-blog.com)


Organisé en marge de la 5e édition du Festival des Andalousies Atlantiques, ce Forum a revisité le long parcours au Maroc du judaïsme et des civilisations berbère et arabo-musulmane, "un parcours fondateur de notre personnalité, porteur de toutes nos exceptions et acteur désormais reconnu par une communauté internationale en quête de raison et d'humanisme", a déclaré le conseiller de S.M. le Roi, André Azoulay.

"A Essaouira, la musique se veut langage de la liberté, de la générosité et de la convivialité et cela est vrai pour chacun de nos festivals", a ajouté M. Azoulay en soulignant que "le caractère de lucidité, d'audace retrouvée et d'engagement responsable qui a été la marque de ces heures de discussions intenses rythmées par le chant et la voix de ceux qui avaient choisi le répertoire de la musique judéo-marocaine pour s'exprimer et dire leur message et leur témoignage".

Et M. Azoulay d'ajouter que les milliers de mélomanes qui ont participé au concert d'ouverture du festival et au forum "ont pu mesurer, toutes générations, conditions et origines confondues, combien ce trésor, cette mémoire reconquise et cette histoire réappropriée sont précieux pour chacun d'entre nous".

Le Forum d'Essaouira a illustré "notre capacité et notre volonté de protéger et de maintenir vivante cette relation et cette dimension du Maroc qui s'exprime par son judaïsme, cheminant en paix avec les civilisations berbère et arabo-musulmane", a-t-il poursuivi.

Il faut maintenant institutionnaliser ces acquis et que l'Etat doit prendre le relais pour conforter, élargir et pérenniser la démarche d'Essaouira, a encore déclaré le conseiller de S.M. le Roi.

Abondant dans ce sens, le ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche scientifique, Ahmed Akhchichine, a souligné que l'apport de cette diversité culturelle, notamment dans le domaine de la musique, ne réside pas seulement dans la beauté de ce qui est produit mais aussi dans sa valeur.

Les témoins et les acteurs directs, par la force du temps, sont en train de partir, a-t-il rappelé, notant qu'il est important que "ceux qui ont la possibilité de pouvoir garder ces fils ténus de l'héritage puissent veiller à ce qu'aujourd'hui on passe à une autre démarche".

"Il n'y a pas seulement la démarche individuelle, il y a aussi des relais institutionnels qui doivent porter le flambeau pour atteindre et concrétiser l'objectif escompté, à savoir la reconstitution des différentes facettes de cette identité", a-t-il insisté.

Les autres intervenants ont loué cette initiative, qui s'inscrit dans la droite ligne de la démarche prônée par la Cité des Alizés pour la sauvegarde de son patrimoine culturel et artistique, et qui a permis à l'assistance de vivre un débat intense ponctué de musique.

Ils ont formulé le souhait pour que le seuil soit franchi et que cette partie magnifique, exaltante, déterminante et immense du patrimoine musical et artistique puisse retrouver ses lettres de noblesse, relevant qu'outre la préservation du patrimoine musical judéo-marocain il faut encourager la créativité musicale et artistique.

La rencontre, qui a réuni nombre de chercheurs, d'universitaire, d'historiens et d'artistes, a constitué une occasion pour faire le bilan des étapes franchies et des réalisations faites jusqu'à présent et faire des propositions pour l'avenir, mais aussi pour revisiter et témoigner de la vie et des œuvres de Samy El Maghribi, qui a légué un riche patrimoine musical.

D'ailleurs, la programmation du Festival est articulée et inspirée du vibrant hommage que le Festival rend à Samy El Maghribi, décédé le 9 mars dernier. Le défunt est considéré comme l'une des figures emblématiques du dialogue des cultures et un ambassadeur infatigable de la paix à travers les différents pays où il a séjourné.

Ont été présents à cette rencontre, les ambassadeurs d'Espagne, de France et de l'Union européenne, le gouverneur de la province d'Essaouira, et plusieurs autres personnalités du monde de la politique, de l'art et de la culture.

La troisième et dernière journée du Festival a également été marquée par le vernissage d'une exposition montée à Dar Souiri sous le thème "Musiciens juifs de Mogador".

D'Eugène Delacroix (1847), en passant par les images jaunies de la fin du 19e siècle et de la première moitié du 20e siècle, jusqu'aux icônes des stars de la nouvelle vague orientale, l'exposition convie à un long voyage à la fois didactique et ludique.

Des notes, refrains, visages, citations, démontrent aux visiteurs l'apport des communautés juives arabes du Maroc, d'Algérie, de Tunisie, d'Egypte, d'Irak et bien d'autres pays aux folklores et musiques de leurs patries d'origine.

Le Festival des Andalousies Atlantiques qui véhicule un message de dialogue entre les peuples et les civilisations est organisé, du 30 octobre au 1er novembre, par la Fondation Essaouira-Mogador pour les Arts, le Patrimoine et la Culture, et la Fondation des Trois cultures avec le soutien du gouvernement andalou.


Par MAP

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tamzilte
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MessageSujet: Re: Patrimoine judéo-marocain   Lun 3 Nov - 5:00

«Le patrimoine judéo-marocain ne peut qu'être préservé»


Interview • Maxim Karoutchi, chanteur et musicien

Devant un parterre d'amateurs de bonne musique, le grand Maxim s'est éclaté lors d'une soirée mémorable. Un moment fort des Andalousies atlantiques à Essaouira.

LE MATIN : Toute votre vie vous avez baigné dans la musique judéo marocaine. Que représente-t-elle pour vous aujourd'hui ?

Maxim Karoutchi : La musique représente beaucoup de choses pour moi, notamment de l'émotion. Aujourd'hui, avec mes frères, on essaie de maintenir la flamme du patrimoine judéo marocain que nous est transmise depuis 6 générations. Il y a quelques années, on m'a surnommé dans un article de presse « le dernier des Mohicans ». Quand j'ai vu ce titre, passée la fierté, j'ai senti le poids de cette responsabilité et le devoir de défendre ce patrimoine.

Vous dites souvent qu'il y a une façon « juive » de chanter. Qu'est-ce qu'elle a de spécial ?

Effectivement, cette manière de chanter est beaucoup plus profonde. C'est celle de quelqu'un qui veut toujours défendre son identité. Un citoyen musulman marocain, se sent déjà marocain. C'est un acquis. Alors qu'un juif marocain doit doubler d'effort, que ce soit sur le plan artistique ou patriotique en affirmant à chaque fois qu'il est d'abord Marocain avant d'être de telle ou telle confession. Mais le plus important, c'est de transmettre ce patrimoine. La musique, c'est un seul langage même si elle est chantée dans différentes langues.

Le patrimoine judéo marocain est tellement riche qu'on se demande s'il faut le moderniser pour qu'il puisse survivre encore ou le moderniser. Vous êtes pour quelle thèse ?

Il est clair qu'il faut le préserver. Toutes les musiques évoluent et chaque chanson peut être interprétée d'une manière différente. L'essentiel c'est de ne pas tomber dans l'imitation. La chanson judéo marocaine est chantée par tout le monde. Quand on écoute « Al Attar », « Kaftanek mahloul », « Ayli wa'di lalla »… on n'est pas censé connaitre leur origine. Ce qui est important c'est qu'elles continuent d'être interprétées par différents chanteurs. Et ça c'est extraordinaire.

Quel regard jetez-vous aujourd'hui sur ce grand patrimoine ?

Je pense que si on en parle aujourd'hui c'est que le message est passé. Ce qui est arrivé, c'est qu'il y a eu plusieurs périodes exodes. Mais il est une théorie que j'aime beaucoup à répéter. Prenez un arganier et essayez de le cultiver en France ou ailleurs, il ne donnera jamais l'argan d'origine. Il en est de même pour les juifs marocains qui ont quitté leur pays. Ils restent attachés à leur patrimoine marocain. Notre histoire est tellement riche qu'on ne peut pas l'effacer du jour au lendemain à causes de tel ou tel conflit. En s'exilant, les gens restent en deuil. Je le constate quand je me produis aux Etats-Unis ou ailleurs. Je les sens assoiffés de patrimoine. Ils me demandent parfois des chansons que je connais parce que j'ai baigné dans une famille d'artistes, autrement, je n'aurais pas connu tout ce répertoire. Mon père chantait et nous-mêmes faisons tout pour le préserver. Malheureusement, toute une génération le méconnait et ne fait rien pour y remédier. Ils ignorent les œuvres de Brahim Alami, Fouiteh… et tous ceux qui ont fait la gloire de la chanson marocaine.

Que vous appris votre père à propos de cette musique et qu'est ce qu'elle vous a appris elle-même ?

Maman, comme toutes les mères de l'époque, avait une petite radio dans la cuisine. Elle était « Moulou'a », une mordue de musique. Elle adorait les chansons classiques «d'Oum Keltoum, Abdelwahab ainsi que celles marocaines. Mon père, lui, avait une technique assez spéciale. C'est quelqu'un qui a toujours baigné dans la musique avec son père et son grand père. Mais il ne nous jamais rien imposé. Il était toujours là à nous demander si on connaissait telle ou telle chanson et si on voulait l'apprendre. Il a un registre extraordinaire, sachant qu'il ne sait ni lire ni écrire. Tout est préservé dans sa mémoire. Aujourd'hui encore, chaque fois que j'ai besoin de quelque chose je lui demande conseil, bien que je vole de mes propres ailes depuis 17 ou 18 ans. Il est toujours là pour me conseiller et me suggérer telle chanson pour tel concert. Avec les nouvelles technologies, on peut enregistrer sur Internet. C'est de cette manière que je préserve le patrimoine. Cela dit, je ne refuse pas que mon fils suive mes traces, j'en serais même fier. Mais à chacun son chemin.

Est-ce que vous aimeriez que votre fils prenne le relais pour que la chaîne ne s'interrompe pas au bout de la 6e génération ?

Je ne pense pas qu'il y aura interruption, parce que c'est une musique qui est très riche. C'est un patrimoine qui ne peut qu'être préservé d'une manière ou d'une autre, si ce n'est en l'écrivant, ce sera en le chantant. Mais il sera toujours là.

De quelle manière est-ce que vous essayez d'enrichir votre répertoire ?

Je suis un grand collectionneur. J'ai, chez moi, une bibliothèque qui contient des archives de toutes sortes. Je suis désolé de voir que de nos jours, quand on parle de la chanson marocaine on évoque toujours le « melhoun », « andaloussi », mais on ne fait rien pour les enseigner. La dernière édition du « Haïk » (notre patrimoine andalou) remonte à 1976. Je demande aujourd'hui à ce qu'on l'impose au conservatoire et dans les écoles. Quand j'étais à l'école « maïmonide », mon professeur d'arabe qui était un accordéoniste de Samy El Maghribi, nous apprenait une fois tous les vendredis la poésie et la musique andalouses pendant une heure. C'est lui qui m'a appris Chamsou l'achi» et beaucoup d'autres chansons que j'ai trouvées extraordinaires. Alors pourquoi ne pas l'imposer aujourd'hui pour qu'elle devienne quelque chose de naturel et de spontané et inciter la nouvelle génération à faire des recherches. Je ne comprends pas pourquoi on enseigne un Victor Hugo et pas les poètes du «melhoun » et dans les conservatoires on n'entend que Oum keltoum et Abdelwahab. J'en suis fou de rage. Il faut imposer la musique marocaine et défendre notre pays. Il est vrai que nous sommes ouverts à toutes sortes de cultures mais il faut que nous soyons un peu plus chauvins.

Vous êtes un grand artiste avec un potentiel énorme et pourtant on ne vous voit pas beaucoup à la télévision. Pourquoi ?

Pour la simple raison que j'aimerais, qu'avant moi, d'autres artistes soient mis en valeur. Je gagne ma vie grâce aux mariages que j'aime beaucoup parce qu'ils me permettent d'être près de mon public. J'adore le faire danser. Il y a d'autres artistes qui ont fait la gloire de la chanson marocaine. Ceux là même dont je reprends les chansons. C'est donc grâce à eux que je vis et c'est à eux que je voudrais rendre hommage. Que les gens m'écoutent dans les mariages et qu'ils apprécient mes chansons, c'est tout ce que je cherche. Ces derniers temps on a fait appel à moi à la télévision pour animer des émissions mais j'ai refusé parce qu'on m'a imposé un quota de chansons du golf plus élevé que celui des chansons marocaines. J'ai refusé. Je suis là pour défendre mon pays.

Maxim, le nostalgique
Natif de Casablanca, ce fils de l'ancienne Médina est fier de ses origines et d son quartier où la cohabitation était exemplaire. « Elle représente la vraie vie marocaine », répète-il à qui veut l'entendre. Pour quelqu'un qui a vécu dans un milieu où tout le monde se connaît comme dans une famille, il a du mal à accepter l'individualisme régnant. « Je me rappelle que dans l'immeuble où j'habitais les portes étaient ouvertes. Cela me manque aujourd'hui », affirme-t-il. Pour anecdote, il raconte : « Le jour où j'ai quitté l'ancienne Médina pour habiter ailleurs, le premier geste que j'ai fait c'était inviter, spontanément, mes voisins, mais aucun d'eux n'a répondu à mon invitation. Il a fallu attendre que je sois responsable du syndic pour que je les réunisse et chante pour les décoincer. Je leur ai expliqué qu'on est une famille. C'est de cette manière que j'ai grandi. J'ai besoin de voisins sur qui je peux compter en cas de problème. Le Marocain est connu pour son hospitalité. C'est quelque chose qu'il faut préserver ».


Par Kenza Alaoui | LE MATIN
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tamzilte
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MessageSujet: Re: Patrimoine judéo-marocain   Mar 4 Nov - 9:38

Histoire : Que sont devenus les Juifs du Maroc ?


Le nouveau livre de Robert Assaraf permet de mieux appréhender les circonstances dans lesquelles la quasi-totalité des juifs marocains ont quitté leur pays d’origine tout en conservant avec celui-ci des liens étroits.

Dans la lettre préface qu’il donne au livre de Robert Assaraf, Shimon Peres, le président de l’Etat d’Israël affirme avoir «lu avec intérêt ces pages qui retracent l’épopée glorieuse d’une communauté fidèle à ses traditions jusque dans les épreuves traversées à son arrivée en Israël et dans les autres pays où elle vit aujourd’hui».
De fait, le nouvel ouvrage de l’auteur d’Une certaine Histoire des Juifs du Maroc (Jean-Claude Gawsewitch Editeur, 2005) retrace les circonstances du gigantesque exode qui vit la quasi-totalité des 300 000 Juifs présents au Maroc en 1945 quitter la terre où leurs ancêtres avaient vécu pour s’installer aux quatre coins du monde, notamment en Israël, en France ou au Canada. Ils y constituent désormais des communautés fortes d’un million de membres qui continuent à entretenir un rapport affectif très fort avec le pays où les plus âgés d’entre eux passèrent leur jeunesse.
Cet ouvrage comble une lacune déplorée par de nombreux historiens et sociologues pour lesquels l’histoire de ce vaste mouvement de populations demeurait une page mal connue d’un passé récent auquel les plus audacieux hésitaient à se confronter.

Le mérite indéniable de Robert Assaraf est de refuser toute vision doloriste de l’histoire et d’éviter les polémiques stériles. Il montre bien que ce départ massif des Juifs du Maroc n’a pas été la conséquence, comme le veut un navrant cliché, de leur rejet par la société environnante.
Tout au contraire, il est contemporain de l’accession des Juifs du Maroc à la pleine et entière citoyenneté au lendemain de l’indépendance. Une pleine et entière citoyenneté symbolisée par la désignation dès 1956 d’un ministre juif et par la participation de nombreux hauts fonctionnaires juifs à la construction d’un nouveau Maroc débarrassé de toute tutelle étrangère.

Preuves à l’appui, Robert Assaraf montre bien qu’à l’exception de rares moments de crise, vite dissipés, les autorités marocaines ne firent pas obstacle au désir exprimé par les Juifs marocains de rejoindre ceux des leurs déjà installés en Israël. L’ouvrage ne cache des difficultés rencontrées par les candidats au départ lors de leur installation en Israël où les institutions officielles, représentatives du monde ashkénaze, n’étaient pas sans nourrir un certain nombre de préjugés envers les «Orientaux».

Ce qui rend d’autant plus significative la part jouée par les Israéliens originaires du Maroc dans la politique, sociale, religieuse et intellectuelle d’Israël aujourd’hui.

Dans ce livre publié sous le patronage prestigieux de l’Université de Paris VIII, Robert Assaraf apporte de précieuses précisions sur l’apport culturel des Juifs marocains à la société israélienne et montre notamment que la mimouna, fête typiquement marocaine marquant la fin de la Pâque juive et symbole jadis de la coexistence harmonieuse entre Juifs et Musulmans au Maroc s’est transformée en un rite festif indissociable du multiculturalisme à l’œuvre au sein de la société israélite.

L’autre mérite du livre de Robert Assaraf est de ne pas se contenter de retracer la constitution de groupes numériquement importants – plusieurs dizaines de milliers de personnes – d’originaires du Maroc en France, au Canada, en Espagne ou au Venezuela.

Chaque communauté fait l’objet d’une étude particulière soulignant comment les originaires du Maroc ont su combiner leur intégration à la société d’accueil avec leur souci de préserver et de transmettre aux nouvelles générations un héritage culturel et religieux profondément marqué par les valeurs propres à la société marocaine tout court.
Par delà l’information considérable qu’il offre au lecteur, le livre de Robert Assaraf nous donne une leçon qu’il convient de méditer. Il montre comment une communauté parvient à sauvegarder son héritage en dépit des effets conjugués ou successifs de l’exil, de la mondialisation et de sa confrontation avec une modernité réductrice des différences.
Ce sont là autant de bonnes raisons de lire le nouvel ouvrage de Robert Assaraf.
Et d’inciter ce dernier à nous donner – il a déjà traité de la période 1860-1999 dans un autre livre - enfin la grande histoire de plus de 2 000 ans de présence juive au Maroc dont le manque se fait de plus en plus sentir au fur et à mesure que se multiplie la publication de monographies ou d’études locales. Arrik Delouya, Sociologue et chercheur, Président des Permanences du Judaïsme marocain.


Par Arrik Delouya
Sociologue et chercheur, président des Permanences du Judaïsme marocain.

Source: http://www.aujourdhui.ma/
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MessageSujet: Re: Patrimoine judéo-marocain   Mar 4 Nov - 10:06

Un pays Deux cultures: Présence juive au Maroc


Dans la mosaïque de la culture juive, l'ancienne communauté marocaine s'inscrit comme l'une des plus riches tant par son histoire que par l'expression d'une culture unique, authentique et pittoresque.


Juives marocaines


Chaque objet, chaque livre, chaque bijou portent la marque des influences successives et contradictoires du Maghreb : celles du terroir berbère, riche en folklore, celles des terres européennes, notamment ibériques et celles du monde arabe.

La pensée, l'art, ainsi que les traditions cultuelles et culturelles des Juifs du Maroc témoignent de l'existence de ces strates, de ces couches déposées sur le noyau dur de la culture hébraïque.

Il en est ainsi des bijoux, à la rareté inestimable, qui selon les régions, sont tantôt en or et incrustés de pierres précieuses, tantôt en argent, agrémentés d'émaux.

Ces mêmes influences imprègnent les costumes, ces robes magistrales, aux couleurs vives, veloutées et scintillantes.

Mais ce qui a permis aux Juifs marocains de préserver leur foi religieuse et leur identité, à travers les siècles, fut la musique, que l'exposition fait revivre. Sans oublier les objets de culte, rares témoins du foisonnement de la vie religieuse de ces temps présents.


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MessageSujet: Re: Patrimoine judéo-marocain   Jeu 20 Nov - 4:00


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MessageSujet: Re: Patrimoine judéo-marocain   Jeu 20 Nov - 4:03

التاريخ


في بلدة «تنغير»، الواقعة بين ورزازات والراشيدية، والمعروفة تاريخيا بهذا الوجود، لم يعد أي يهودي يسكنها. وما بقي من هذا الوجود هو بعض أطلال من بناياتهم ومعابدهم وذاكرة شعبية لا تزال تتحدث عن هذا الحضور

يقول حاييم الزفراني، أحد الجامعيين المغاربة الذين تخصصوا في هذا الموضوع، في كتابه «ألف سنة من حياة اليهود بالمغرب»، إن آخر عائلة يهودية هجرت هذه المنطقة منذ 1969. نفس الهجرة عاشتها مجموعة من القرى والمداشر التي كانت آهلة باليهود في جنوب المغرب. ففي بلدة الريش بالراشيدية لم يعد يقيم فيها سوى يهوديين مسنين رفضا الهجرة نحو أوربا وأمريكا وإسرائيل، خلافا لعائلتهم وأقاربهم، مفضلين المكوث ببلدتهم الأصلية

وبالرغم من أن جل المؤرخين الذين كتبوا حول هذا الموضوع يتفقون على أن الحضور اليهودي بالمغرب عريق، إلا أن التحديد الدقيق لتاريخ هذا الحضور لا يزال غامضا. ويرجع هذا الغموض إلى ندرة الوثائق واعتماد الأساطير وقلة الكتابات

ويرى صالح الخالدي في مقالة له بمجلة «فلسطين المسلمة»، أن انهيار دولة سليمان وانقسامها إلى دولة يهودا في الجنوب ومملكة إسرائيل في الشمال، أدى إلى انتشار اليهود في مختلف بقاع المعمور، ومنها شمال إفريقيا. وهناك من يذهب إلى أن حضورهم بالمغرب يعود إلى عهد الملك سليمان والذي أرسل مجموعة من التجار اليهود للبحث عن الذهب في السودان، مرورا بطريق الصحراء. وعوض البحث عن الذهب والعودة إلى الشرق، فضل البعض منهم الاستقرار في المغرب. وهذه الفترة يؤرخ لها بالقرن 10 قبل الميلاد. ويقول الجامعي حاييم الزفراني إن اليهود هم أول مجموعة غير أمازيغية وفدت على المغرب واستقرت فيه إلى يومنا هذا. فيما يذهب اسماعيل ختوش، أحد نشطاء الأمازيغية المهتمين بالموضوع، إلى أن هذا الشعب دخل إلى شمال إفريقيا دون أي خلفية استعمارية، مضيفا أن الدين اليهودي انتشر في تلك المرحلة بين قبائل المغرب إلى جانب الدين المسيحي، وأنشئت مماليك يهودية بالمغرب ضمنها مملكة درعة اليهودية

واختار اليهود الاستقرار في مناطق محاذية إما للطرق التجارية أو قريبة من الموانئ، وفي الواحات الكبرى للصحراء. واندمجوا في النسيج اللغوي والثقافي للمناطق التي سكنوها، فتحدثوا بالأمازيغية والدارجة

وإذا كانت أغلب الدراسات والأبحاث التي أنجزت حول هذا المكون قد تناولت بالخصوص يهود المدن الكبرى كفاس وتطوان والرباط وسلا، فإن يهود أودية الأطلس والمناطق المتاخمة للصحراء لا يعرف عنهم الشيء الكثير، رغم أن المجموعات اليهودية كانت تعيش فيها منذ أكثر من ألفي سنة، يقول حاييم الزفراني


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MessageSujet: Re: Patrimoine judéo-marocain   Jeu 20 Nov - 4:04

الأطلال


في دوار «أسفالو» ببلدة تنغير، وهو من أهم الدواوير التي سكنها اليهود بالمنطقة، أطلال فقط تتحدث عن هذا التاريخ. الدوار القديم هدمت دوره عن آخرها تقريبا بسبب هجران الساكنة لها نحو بنايات إسمنتية على مقربة من المكان، لكن دون أن يفكر أي مسؤول محلي أو جهة رسمية في إنقاذ ما يمكن إنقاذه من هذه الذاكرة المشتركة بين المسلمين واليهود. الدوار لا وجود فيه لملاح أو حي خاص باليهود، كل ما هنالك هو دوار بمنازل متجاورة يسكنها اليهود والمسلمون. أما مقبرة اليهود، وسط الدوار، فقد تعرضت بدورها لـ«تدخل» البشر وأصبحت بعض أجزائها قطعا من بنايات عائلية

وإلى جانب هذا الدوار، سكن اليهود في مركز البلدة وفي ثلاثة دواوير أخرى، معروفة إما بقربها من المركز أو بكونها شيدت في مناطق استراتيجية تطل على البلدة بأكملها

وينقل مسنون بالمنطقة، عاشوا هذا الحضور، أن اليهود تعاطوا للفلاحة ولتربية المواشي، وهو معطى يعتبره الجامعي حاييم الزفراني نادرا ومميزا بالمقارنة مع يهود باقي المناطق والدول. أما التجارة، فقد اعتبروا قطب الرحى فيها، وظلوا ممسكين بزمامها، سواء كانت بالجملة أو التقسيط أو التجول بين الدواوير بالحمير المحملة بالسلع، إلى أن رحلوا. في حين لا تزال الحرف التقليدية تحتفظ ببصماتهم، ومنها على الخصوص صناعة الحلي والمجوهرات. واستغل اليهود وجود منجم للفضة بالمنطقة لإعطاء انتعاشة قوية لهذه الصناعة التي ظلوا محتفظين بأسرارها إلى أن رغبوا في الرحيل فبدؤوا يعلمونها لحرفيين صغار من مسلمي البلدة، حسب موحى حمو، أحد المسنين الذين عاصروا اليهود بدوار «أسفالو»

خلال نفس الندوة التي حضرها أندري أزولاي، قال هنري الباز، وهو يهودي مغربي يرأس جمعية عمومية بكندا، إنه «إذا ضيع المغرب مقيما، فإنه ربح سفيرا»، في إشارة إلى الدور «الدبلوماسي» الذي يقوم به اليهود المغاربة دفاعا عن القضايا الوطنية. لكن إشارة الباز لا تهم سوى نخبة من يهود المدن الذين هاجروا بعد استقلال المغرب إلى أوربا وكندا وأمريكا، خوفا من «مستقبل مجهول» أمام تقدم خطاب وطني يوصف بالحماسي، ينتقد «تقاعس جزء من اليهود» في محاربة المستعمر وتفضيل الحماية الفرنسية على الانخراط في صفوف الحركة الوطنية. أما أغلب اليهود، ساكني العالم القروي والمناطق البعيدة من المراكز، فقد اختاروا وجهة إسرائيل، ووضعوا في أحياء حدودية مع الفلسطينيين وأدخل أبناؤهم إلى الجيش، ليوضعوا بعد ذلك في الصفوف الأمامية لمواجهة الفلسطينيين. واستغلت أوضاعهم الاجتماعية، ومستواهم العلمي المتدني، فحولوا إلى قاعدة صلبة لليمين المتطرف في إسرائيل، وأصبحوا يكرهون كل شيء تشم فيه رائحة الأصل والانتماء والتاريخ

بعض يهود تنغير باعوا ممتلكاتهم، وأغلبهم تخلى عنها، بعدما سمع عن وعود «تحسين الأوضاع الاجتماعية» في إسرائيل من قبل مؤسسات تابعة للحركة الصهيونية التي كانت تقوم بحملات قوية في قرى المغرب التي سكنها اليهود من أجل ترحيلهم

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MessageSujet: Re: Patrimoine judéo-marocain   Jeu 20 Nov - 4:06

دورة الحياة
عند يهود تنغير

تحكي الرواية الشفوية أن يهود هذه البلدة كانوا يخصصون احتفالات «ضخمة» لحفلة الختان، وهذا الاحتفال له طابع ديني لدى اليهود. وعادة ما يختنون أبناءهم بعد مرور الأسبوع الأول من ميلادهم، وللذكور مكانة كبيرة لدى هؤلاء مقارنة مع الإناث. وهي نفس الثقافة السائدة لدى المجتمعات التي توصف بالتقليدية

ومن عادتهم، في تلك الفترة، الزواج المبكر. وفي أغلب الأحيان، تشرف الأسرة على اختيار الزوجة «الصالحة» لابنها الذي لا يجب عليه أن يقوم بأي اعتراض. وتشبه احتفالات اليهود في مثل هذه المناسبات طقوس الاحتفال عند المسلمين، وتختلف فقط في بعض التفاصيل التي لا ارتباط لها بالمعتقدات الدينية

ويظهر اليهود جانب التضامن في حالة الموت. وتغطى جميع المرايا التي في البيت، وتندب اليهوديات وجوههن. كما تسكب جميع الأواني التي تحتوي على الماء في البيت ولدى الجيران على الأرض ليعوض بماء آخر «عذب» لأن المعتقد اليهودي يقول إن هذا الماء سيغسل فيه عزرائيل سيفه إذا تم الاحتفاظ به. وعادة ما تكون جنازة اليهود صامتة، بخلاف جنازة المسلمين التي يواكبها التكبير والتهليل، ويكتفي اليهود بالنفخ في المزمار إعلانا عن الجنازة. وتحمل الأعياد الدينية اليهودية أسماء أمازيغية، فعيد الخيام الذي يدوم سبعة أيام يحمل اسم «عيد بوتخيامين». وعاشوراء يحمل اسم عيد «بومان». وإذا كانت لليهود بيعهم، وهي أماكن خاصة للعبادة، فإنهم يزورون الأضرحة نفسها التي يزورها المسلمون وللغايات ذاتها، أي التبرك من أجل الإنجاب أو النجاح أو حل مشكل من مشاكل الحياة


Source: almassae.press.ma

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MessageSujet: Contribution de la communauté juive au judaïsme marocain.   Jeu 29 Oct - 2:50

tamzilte a écrit:
Un pays Deux cultures: Présence juive au Maroc


Fès, carrefour des cultures et des civilisations


Fès - Fès a toujours été un carrefour des cultures et des civilisations et un lieu de rencontre et de diffusion des valeurs de dialogue, de paix et d'entente, ont souligné des participants à l'ouverture, mardi soir dans la capitale spirituelle du Royaume, du colloque international des juifs originaires de cette ville.


Fès Des juifs nés à Fès, venus de divers horizons, ont témoigné leur attachement à cette ville symbole du rapprochement entre les cultures et les peuples.

Après avoir mis l'accent sur les valeurs de coexistence qui ont toujours prévalu au Maroc, les participants ont cité quelques exemples de cohabitation entre familles musulmanes et juives dans l'histoire du Royaume.

Ils ont fait remarquer que le judaïsme marocain n'a pas encore révélé tous ses secrets. "Un effort colossal doit être déployé dans ce sens en fouillant dans les écrits historiques traitant de différents aspects de l'attachement viscéral des juifs au Maroc", ont-t-il dit.

Le président du Comité des communautés israélites de Fès, Oujda et Sefrou, Armand Guigui, a, à cette occasion, souligné les liens étroits et permanents tissés depuis toujours entre la communauté israélite restée sur place et l'importante communauté juive marocaine de la diaspora qui a gardé un attachement viscéral avec le Royaume.

Et de préciser que cette diaspora de juifs marocains a joué un rô le d'ambassadeur universel, de par ses contacts et ses relais politico-diplomatiques avec les multiples et différentes organisations juives dans les quatre coins du monde.

Guigui a également passé en revue les étapes phares de la présence juive au Maroc, avant de jeter la lumière sur des aspects "impressionnants" de coexistence entre Marocains de confessions diverses.

Il a, de même, rappelé l'apport considérable joué par les savants juifs marocains qui, selon lui, représentaient "le symbole d'une coexistence et cohabitation socioculturelle judéo-arabe marocaine dont le Royaume a toujours été la terre de prédilection par excellence".

Abondant dans le même sens, le wali de la région Fès-Boulemane, Mohamed Rherabi, a souligné le rô le joué par le Maroc, pays de traditions séculaires, de tolérance, de coexistence et de cohabitation entre ses multiples composantes ethniques, sociales, culturelles et même religieuses.

Carrefour des civilisations et porteuse des valeurs universelles, la ville de Fès incarne avec excellence cette dimension, à travers son histoire, sa spiritualité et ses différents forums, a-t- il dit.

Cette rencontre internationale sera aussi caractérisée par l'organisation d'une exposition d'objets artistiques et de culte évoquant l'histoire, la religion, les traditions et la vie quotidienne des juifs marocains.

La séance inaugurale s'est déroulée en présence notamment du gouverneur de la province de Sefrou, Abdesslam Zouggar, du président de la commune urbaine, Hamid Chabat, des élus, ainsi que d'autres personnalités.

Les travaux du colloque se poursuivront mercredi avec des communications sur la contribution de la communauté juive au judaïsme marocain.

La tenue de ce colloque a permis aux juifs originaires de Fès de se retrouver ensemble dans une rencontre inter-familiale au cours de laquelle ils ont visité l'ancienne Médina, des musées et des synagogues.

Les participants devront ensuite visiter la station thermale de Moulay Yakoub et les villes de Sefrou, Ifrane, Immouzer et d'Azrou.


MAP
Mercredi 28 Octobre 2009
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MessageSujet: Re: Patrimoine judéo-marocain   Mar 10 Nov - 4:49




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Patrimoine judéo-marocain
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