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 Des femmes qui font des métiers d'hommes

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tamzilte
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Messages : 1650
Date d'inscription : 04/01/2008

MessageSujet: Des femmes qui font des métiers d'hommes   Jeu 30 Oct - 6:32

DES FEMMES QUI FONT DES MÉTIERS D'HOMMES


Elles sont chef-pâtissier, ingénieur en course automobile, conductrice de bus ou géologue. Des métiers traditionnellement masculins, mais où elles ont fait leurs preuves. Elles sont aujourd'hui respectées par leurscollègues, et suscitent l'admiration de leurs proches. Portraits de quatre femmes au caractère bien trempé.

Elles sont femmes et le revendiquent (sans en abuser). Elles exercent des métiers d'hommes et réussissent. Elle ont un caractère bien affirmé et, dans leurs secteurs, c'est indispensable ! Cinq professionnelles racontent leur parcours et leur quotidien dans des milieux "masculins".
Les métiers ont-ils un sexe ? La question pourrait faire office de sujet de dissertation… Si l’on s’en tient aux chiffres de l’INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques), il n’y a plus de débat possible. La réponse est oui. Selon l’organisme, plus de la moitié des femmes actives en France se concentrent sur six catégories professionnelles, parmi la trentaine existante. Celles-ci correspondent à des métiers du social, des services aux particuliers, de la santé (les infirmières par exemple) et de l’éducation. Des secteurs identifiés comme les moins porteurs, les moins rémunérateurs et où l’on dispense le moins de formation professionnelle… Dans le top 5 des métiers les plus féminisés, l’INSEE cite : assistant maternel (99 % de femmes dans la profession), secrétaire (97 %), aide-soignant (91 %), infirmier, sage-femme (87 %) et employé administratif en entreprise (76 %). Parmi les métiers les moins féminisés, on retrouve les métiers de chauffeur (5 %), ouvrier qualifié de manutention (7 %), agent de maîtrise ou contremaître (9 %), ouvrier qualifié de type artisanal (10 %) et techniciens (13 %). En outre, on ne compte encore que 20 % de chefs d’entreprise de sexe féminin.


L'auto, le train, le bâtiment à la traîne

D’une manière générale, "les secteurs les plus en retard en matière de féminisation restent les transports ferroviaire et automobile, où l’on recense moins de 10 % de femmes dans l’effectif global. De gros retards sont également remarqués dans le bâtiment", indique Marie-Sophie Pawlak, présidente de l’association Elles bougent (1). Pour tenter de remédier à cela, des campagnes de publicité ont été lancées depuis le début des années 2000. "Dans le bâtiment, l’objectif est ainsi de passer de 2 % à 10 % en production en 2009", révèle Anne-Sophie Berche, chargée de mission mixité des métiers à la MIFE (Maison de l’information sur la formation et l’emploi) à la Cité des métiers de Belfort (90).

Rose ou bleu ?

Pourquoi un tel fossé ? Tout d’abord parce qu’on ne peut refaire l’histoire… L'image masculine d'un secteur est souvent due au fait que celui-ci a été longtemps réservé aux hommes (c’est le cas pour le bâtiment, l’armée, l’exploitation pétrolière, etc.). "Aujourd’hui, il y a plus d’hommes dans les métiers techniques et scientifiques car les hommes recrutent plus les hommes. Certains ont "peur" de perdre leur place", remarque Marie-Sophie Pawlak. L’éducation et l’image traditionnelle renvoyée jusqu’ici par la famille jouent également beaucoup. "Le rose et les poupées pour les filles. Le bleu et les voitures pour les garçons. Si les parents donnaient des camions aux filles pour jouer, cela changerait déjà les choses...", estime Anne-Sophie Berche qui explique que la pression ne vient pas toujours de l’entourage professionnel… "J’ai déjà vu le cas d’une femme passée du métier de coiffeuse à celui de maçonne, mère de famille, dont le voisin et les autres mères à l’école se demandaient si elle était homosexuelle ou cherchait un mari". Les préjugés ont parfois la dent dure.

Comme disait Alfred de Musset…

Enfin, il faut enfin reconnaître que les hommes et les femmes restent différents, non pas dans leurs capacités mais dans leurs aspirations profondes. "Par exemple, les femmes sont plus humaines, communicantes, sensibles, rigoureuses. Les hommes sont plus fonceurs, plus techniques, obsédés par les objectifs. Bien sûr, ce sont de grandes tendances. Chaque individu est différent", nuance Marie-Sophie Pawlak. Certains évoquent également des raisons physiologiques comme frein à la mixité. "Cela ne tient pas… Quand on sait qu’une aide-soignante peut soulever seule un malade à l’hôpital", rétorque Anne-Sophie Berche. Pour elle, comme pour d’autres, tous les métiers sont mixtes. Hommes et femmes peuvent avoir les mêmes compétences.

Ni féministes, ni garçons manqués

Malgré les idées reçues, certaines n’hésitent pas à se lancer dans des métiers dits "masculins". Qui sont ces pionnières ? En réalité, il n’y a pas de profil type. Ce ne sont ni des féministes, ni des garçons manqués. "Ce sont des filles audacieuses, ouvertes, capables de supporter des piques parfois inconscientes, tenaces", décrit Marie-Sophie Pawlak. Des femmes qui affichent un caractère bien trempé, à qui on en demande deux fois plus pour faire leurs preuves, des femmes qui, souvent, s’entendent mieux avec des hommes (voir les portraits d’Emilie, Juliette, Michèle et Christelle). "Ce sont des femmes qui ont des psychologies d’hommes, sans rien de péjoratif à cela. Elles sont plus cartésiennes, directes, tournées vers les machines et moins vers le relationnel", analyse Pascal Priou, psychologue du travail, notamment à la SNCF.

Engrenage positif

A l’image de ces professionnelles, de plus en plus de femmes (et d’hommes) vont à l'encontre des préjugés. Pour preuve, certains métiers (cadre administratif, cadre commercial, professionnel du droit, cadre de la banque et assurances ou médecin), se féminisent selon l’INSEE. De nouveaux secteurs, comme les technologies de l'information, bénéficient d’une image moins sexuée. Cause et conséquence de ce mouvement, les conditions de travail (horaires, ergonomie du matériel, services destinés aux salariés au sein des entreprises…) évoluent également. Résultat : tout le monde en profite et les différences entre les deux sexes diminuent. "On observe chez les jeunes générations une homogénéisation des aptitudes intellectuelles et psychologiques. On peut penser que dans le futur les choix d’orientation devraient se rapprocher", assure Pascal Priou. Sur ce point, l’école a un grand rôle à jouer, et ce très tôt (voir l’encadré)… "Mais le piège serait de croire que la bataille est terminée", rappelle Anne-Sophie Berche.

25 % de sous en moins

De gros progrès doivent notamment être fournis sur la question des salaires. Aujourd’hui encore, les hommes gagnent 25 % de plus que les femmes. Comme nous l’avons dit, celles-ci choisissent des emplois moins porteurs, moins rémunérateurs et sont plus nombreuses à travailler à temps partiel. Elles sont souvent freinées au moment de la maternité. En outre, "elles osent moins discuter le bout de gras, négocier", explique Marie-Sophie Pawlak. Reste les 10-15 % de cas de différences totalement inexpliqués par l’INSEE… De la pure discrimination ? De grands groupes, comme PSA, produisent néanmoins des efforts pour parvenir à un meilleur équilibre. Dans ces conditions, pourquoi encore hésiter ? "Soyez ambitieuses. N’écoutez pas toujours votre entourage. Ecoutez plutôt les témoignages des femmes qui se sont lancées, encourage Marie-Sophie Pawlak. Il ne faut pas que le renoncement à un métier soit un problème de méconnaissance, juste une question d’envie". Allez les filles !
Hommes/femmes : des différences d’orientation dès le collège

Paradoxe. Dès l’école primaire, les filles obtiennent de meilleurs résultats scolaires que les garçons et elles redoublent moins. Elles réussissent mieux le bac. En effet, selon le ministère de l’Education nationale, 68,4 % d’une génération de filles sont aujourd’hui titulaires de ce diplôme, soit 11,5 % de plus que les garçons de la même génération. C’est là que les différences d’orientation s’accentuent... Par exemple, les garçons, plus souvent dotés d'un bac S, s'orientent deux fois plus que les filles vers les classes préparatoires aux grandes écoles. Lesquelles choisissent davantage l'université, notamment les lettres, les langues, les sciences du langage et les arts. Elles sont d'autre part très majoritaires dans les filières paramédicales (85%) et sociales (79 %) mais peu intéressées par les formations d'ingénieurs (30 % seulement de filles). Dans l'enseignement professionnel, 80 % de filles se regroupent dans les quatre spécialités de services (secrétariat, comptabilité, commerce, sanitaire et social) quand les garçons font des choix beaucoup plus variés. L'insertion professionnelle des filles pâtit ensuite de l'étroitesse de ces choix de départ.


www.letudiant.fr

Source : http://www.marocinfocom.com/
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